Soupçonné d’arnaquer les internautes avec une société de vente en ligne

avec AFP

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Un clavier d'ordinateur.
Un clavier d'ordinateur. — AP/SIPA/SUPERSTOCK

L'ex-patron d'une société de vente en ligne de produits électroménagers comparaît à partir de lundi devant le tribunal correctionnel d'Evry, poursuivi pour une vaste escroquerie au détriment d'environ 1.600 consommateurs. Les prix pratiqués par ce cybermarchand de 42 ans basé à Montgeron (Essonne) étaient trop bas pour être vrais.

Caracolant en tête des comparateurs de prix sur internet, son site Priceforce.fr se vantait d'être leader en matière de discount et de délais de livraison. La réalité du service était tout autre: indisponibilités de produits annoncés sur le site internet, livraisons non conformes d'articles commandés, délais de livraisons excessifs de produits payés à l'avance et délais de remboursement tout aussi longs.

Les récriminations à l'encontre de Priceforce.fr ont alimenté les forums internet avant que les services de la répression des fraudes de l'Essonne (DDCCRF) puis la justice, ne s'emparent du dossier.

Un patron qui nie toute intention délictuelle

Le fonctionnement de l'entreprise, qui livrait bel et bien certains produits, reposait sur les paiements des nouveaux clients qui servaient à rembourser ceux mécontents ou les retards de paiement auprès des fournisseurs de la société. Ces paiements alimentaient une trésorerie complètement déconnectée du fonctionnement réel de l'entreprise et de ses promesses commerciales.

A cela s'ajoutaient des prélèvements excessifs du gérant sur la trésorerie de la société, jusqu'à ce que celle-ci soit placée en liquidation judiciaire en mai 2008.

Mis en examen pour pratique commerciale trompeuse et escroqueries puis placé sous contrôle judiciaire, le gérant a rejeté la responsabilité sur ses clients mécontents ou ses fournisseurs et nié durant l'enquête toute intention délictuelle.

Plus de 1.600 clients ont dénoncé ses agissements. L'UFC-Que Choisir s'est portée partie civile dans ce dossier dont le procès doit s'étaler de lundi à vendredi.