Migrants à Lampedusa: Philippe Marini s'explique après son tweet disant «regretter» Kadhafi

IMMIGRATION Le tweet du sénateur uMP, consécutif au nouveau naufrage d'un bateau de migrants, avait fait réagir le Parti socialiste...

avec AFP

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Le sénateur Philippe Marini le 15 mai 2013, lors d'une convention organisée par l'UMP, au siège du parti.
Le sénateur Philippe Marini le 15 mai 2013, lors d'une convention organisée par l'UMP, au siège du parti. — WITT/SIPA

Le président UMP de la commission des finances du Sénat a écrit samedi que l'afflux de réfugiés à Lampedusa lui faisait «regretter la disparition du régime Kadhafi en Libye», suscitant la réaction indignée du PS.

«L'afflux des réfugiés africains à Lampedusa et bientôt chez nous me fait regretter la disparition du régime Kadhafi en Libye!», écrit le sénateur sur son compte Twitter. Vendredi après-midi, un bateau transportant 230 immigrés à de nouveau chaviré au large de Malte et de cette île italienne, faisant des dizaines de victimes. Le 3 octobre, un naufrage du même type avait fait plus de 300 morts.

Dans un communiqué, l'une des porte-parole du Parti socialiste, Laurence Rossignol, écrit que Philippe Marini, «déjà soutien actif du dictateur syrien Bachar El Assad, manifeste une grande sympathie pour les dictateurs qui massacrent leurs peuples». «Là où les humanistes voient d'abord un drame humain, lui ne voit qu'immigration clandestine et invasion», poursuit le PS.

«Sa vison d'une Europe idéalement entourée de dictateurs chargés de l'isoler de la misère du sud devrait faire honte à l'UMP. Nous demandons solennellement à M. Copé de s'en désolidariser et les condamner», conclut-elle.

Interogé sur BFM TV, Philippe Marini a dénoncé une «opération de polémique politicienne» orchestrée par le PS. «Chacun est rempli de compassion face à leur malheur», a par ailleurs assuré le maire de Compiègne au sujet des migrants. «Mais d'où viennent-ils? Des côtes africaines où il n'y a plus d'Etat, il n'y a plus que des bandes, souvent islamistes, qui font leurs affaires sur leur dos [...] On ne peut pas accueillir sans limite des personnes déboussolées que l'Europe ne peut pas intégrer.» Des propos qui font écho au second tweet que Philippe Marini a publié ce samedi matin, manifestement en réponse à un internaute.