Grippe: Un vaccin de moins en moins utilisé

David Blanchard (avec AFP)

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Première vaccination contre la grippe A (H1N1) effectué au gymnase Auguste Renoir de Paris 14e le 12 novembre 2009 pour les personnes prioritaires.
Première vaccination contre la grippe A (H1N1) effectué au gymnase Auguste Renoir de Paris 14e le 12 novembre 2009 pour les personnes prioritaires. — Sébastien Ortola / 20 Minutes

Le ministère de la Santé lance ce mercredi sa campagne annuelle de vaccination contre la grippe. Un vaccin qui rencontre de moins en moins d’adeptes puisque seulement 28% des Français prévoient de se faire injecter le sérum cet hiver, soit 6% de moins que les intentions de l'an dernier, selon un sondage IFOP publié ce mercredi.
A l'opposé, 49% des Français interrogés indiquent qu'ils ne se feront «certainement pas vacciner», contre 33% l'an dernier, tandis que 23% indiquent qu'il ne se feront «probablement pas» vacciner cette année, selon ce sondage réalisé pour PHR, un groupement de pharmaciens.
 

Inutile mais trop risqué

Il montre notamment un net recul de l'intention de vaccination chez les 65 ans et plus, qui sont les principales cibles de la campagne de vaccination: alors qu'ils étaient 75% à vouloir se faire vacciner dans le sondage IFOP réalisé l'an dernier à la même époque, ils ne sont plus que 58% cette année.
Parmi les raisons invoquées pour refuser la vaccination contre la grippe, 56% des personnes interrogées indiquent qu'elles «ne voient pas l'utilité» de cet acte médical et 23% jugent les vaccins contre la grippe «trop risqués».
Alors que les hommes se déclaraient nettement plus enclins que les femmes à se faire vacciner l'an dernier (42% contre 27%), ils ne sont plus que 35% cette année contre 23% chez les femmes.

 

 

Méthodologie
Le sondage IFOP a été réalisé en octobre 2013 auprès d'un échantillon de 1.000 personnes, représentatif de la société Française âgée de 18 ans et plus, interrogées par questionnaire auto-administré en ligne- méthode des quotas.