E-cigarette: Un sujet polémique devant le Parlement européen

TABAC Le projet de médicaliser la cigarette électronique est contesté...

Alexia Ighirri

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Une utilisatrice de la cigarette électronique à Paris en mai 2013.
Une utilisatrice de la cigarette électronique à Paris en mai 2013. — V. WARTNER / 20 MINUTES

Ca va «vapoter» devant le Parlement européen. A l'appel notamment de l'Association indépendante des utilisateurs de cigarette électronique (Aiduce), les «vapoteurs» manifestent ce lundi, à 12h, alors que les eurodéputés doivent voter mardi le statut de l'e-cigarette pour les vingt ans à venir dans le cadre de la directive sur les produits du tabac.

Que propose cette directive? Les députés européens vont se pencher sur une directive proposant de médicaliser l'e-cigarette. Le but : contrôler la vente de la cigarette électronique, qui doit rester un outil de sevrage selon la Commission de la santé européenne. Il ne sera alors possible de l'acheter qu'en pharmacie. Des autorisations de mise sur le marché seraient aussi obligatoires pour les composants du liquide consommé par le vapoteur (taux de nicotine, arômes, etc.).

Pourquoi ça pose problème? L'Aiduce doit s'entretenir lundi avec des eurodéputés et leur remettre sa pétition pour « un examen neutre de cette nouvelle alternative au tabac» signée par 40.000 personnes. Pour son président Brice Lepoutre, ce vote reviendrait à restreindre le choix pour le vapoteur et à augmenter les prix (environ 50 euros pour un kit débutant aujourd'hui): «On aimerait fiabiliser plus encore l'e-cigarette, mais avec une telle décision, cela va coûter plus cher pour le fabricant et donc pour le consommateur.»

Combien de personnes concernées? Il y a entre un et 1,5 million de vapoteurs en France selon l'Office français de prévention du tabagisme et l'Aiduce. Ils sont 7 millions en Europe.

Est-elle nocive? Selon Bertrand Dautzenberg, président de l'Office français de prévention du tabagisme, «elle a une petite nocivité et un potentiel addictif mais cent à mille fois moins grand que la cigarette classique».