Fausse attestation d'hébergement: Le militant de la Croix-Rouge a été condamné

avec AFP

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Le logo du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), le 11 mars 2011.
Le logo du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), le 11 mars 2011. — Lefteris Pitarakis/AP/SIPA

Un militant havrais de la Croix-Rouge, qui avait rédigé en 2012 une fausse attestation d'hébergement pour une femme sans papiers, a été condamné mercredi par le tribunal correctionnel du Havre à une peine de 500 euros d'amende avec sursis.

Le militant, Léopold Jacquens, encourait une peine d'un an de prison et 15.000 euros d'amende et le parquet avait requis 800 euros d'amende. Le prévenu et ses soutiens, politiques de gauche et associatifs, se sont toutefois dits déçus de ce jugement. «On ne s'attendait pas à cela mais plutôt à un rappel à la loi», a déclaré le secrétaire du parti socialiste du Havre Matthieu Brasse, déplorant que cette sanction, même assortie d'un sursis vienne «condamner la solidarité».

Une «criminalisation de l'entraide»

Au cours de la procédure, le prévenu avait notamment reçu l'appui des Avocats de France, de la Ligue des droits de l'Homme et du Syndicat de la magistrature. Ce dernier avait dénoncé une «criminalisation de l'entraide» et une façon détournée de réactiver le «délit de solidarité» aboli au 1er janvier 2013.

Jacquens a indiqué s'interroger sur l'opportunité de faire appel. Le militant, un retraité au casier judiciaire vierge, avait établi une fausse attestation d'hébergement en faveur d'une personne étrangère, en situation irrégulière, malade et soignée au Havre.