Le corps humain retrouvé à Paris a été identifié grâce à ses empreintes digitales et non son ADN

FAITS DIVERS Il s'agirait d'une jeune journaliste...

William Molinié avec Fabien Binacchi, à Nice

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Illustration: police, un policier.
Illustration: police, un policier. — BAZIZ CHIBANE/SIPA

Les policiers de la brigade criminelle sont parvenus, mardi, à identifier la victime dont le tronc a été découvert la semaine dernière sur un chantier parisien. Il s'agirait d'une jeune journaliste a fait savoir une source judiciaire. Cette identification a pu être effectuée, non pas grâce à l'ADN, mais via les empreintes digitales du corps, celui-ci ayant conservé ses membres supérieurs.

Collaboratrice de France télévisions

Selon nos informations, la jeune femme de 33 ans était native de Cannes. Elle avait «occasionnellement travaillé pour France Télévisions» et notamment au sein de la rédaction de France 3 Côte d'Azur «en tant que CDD stagiaire, en 2007», «et ses derniers contrats en 2012, étaient signés dans le pôle sud-ouest» de la chaîne, indiquent plusieurs sources.

«Un dernier message le 19 août»

Sa disparition avait été signalée depuis plus d'un mois et demi par ses parents, inquiets de ne pas avoir de ses nouvelles. La jeune femme n'aurait ainsi plus donné signe de vie, après «un dernier message le matin du 19 août», selon un avis de recherche publié sur Internet. D'après cette même publication, elle était une «personne psychiquement perturbée, suivie pour bipolarité». «Elle était dépressive depuis plusieurs années», a confirmé à 20 Minutes une source proche du dossier. En congé maladie, elle ne travaillait apparemment plus depuis un an, ont également précisé d'autres sources, ajoutant que «l'enquête progressait».

«Les causes de la mort n'ont pu être déterminées avec précision»

«Toujours en cours» mercredi, l'enquête se «concentre sur l'environnement de la victime», ajoutant que «les causes de la mort n'avaient pas pu être déterminées avec précision mercredi en dépit de l'autopsie pratiquée la semaine dernière». Le 5 septembre, un «avis de disparition» avait été publié par une de ses proches sur son compte Facebook, désactivée dans la nuit de mardi à mercredi. Le corps avait été retrouvé dans une gaine électrique par des ouvriers travaillant sur un chantier rue Louis Pasteur Valléry-Radot, près de l'hôpital Bichat. Dans le 18e arrondissement de Paris, où la jeune femme s'était installée, rue Duhesme.