Rythmes scolaires: Les maires demandent «la remise à plat du financement»

EDUCATION L'association des maires demande un rendez-vous en urgence avec le Premier ministre...

Aurélie Delmas

— 

Le président de l'Association des maires de France (AMF) Jacques Pelissard, le 24 novembre 2011 lors d'un congrès Porte de Versailles.
Le président de l'Association des maires de France (AMF) Jacques Pelissard, le 24 novembre 2011 lors d'un congrès Porte de Versailles. — MEHDI FEDOUACH / AFP

Le Bureau de l'Association des maires de France (AMF) a demandé mercredi «une remise à plat des modalités du financement de la réforme» des rythmes scolaires «dont le coût ne peut être supporté par les communes».

Dans un communiqué, l'association «demande à l'État de répondre sans attendre aux préoccupations des maires sur les conditions de mise en oeuvre de la réforme des rythmes scolaires, tant au niveau organisationnel que financier» et sollicite un rendez-vous «en ugence avec le Premier ministre».

Un courrier sans réponse

Concernant le financement de la réforme, l'AMF rappelle qu'elle avait réclamé «des financements durables» afin d'«éviter des inégalités dans les activités offertes aux enfants». Elle constate qu'«un courrier adressé le 1er août au Premier ministre» en ce sens est «jusqu'alors resté sans réponse».

Pour appliquer les nouveaux rythmes, l'Etat a mis à disposition des communes ce qu'on appelle «un Fonds d'amorçage», doté de 250 millions d'euros. Mais aucune garantie n'a été apportée jusqu'ici sur la pérennisation de ce fonds, réclamée depuis le départ par l'AMF.

Les élus locaux chiffrent «entre 600 et 800 millions d'euros» en année pleine le surcoût généré par la réforme, dont ils n'ont toutefois jamais contesté la pertinence.