Procès Achoui: Deux condamnations et quatre acquittements requis

JUSTICE Le représentant du ministère public, Bruno Sturlese, a réclamé une peine d'au moins 20 ans de réclusion criminelle à l'encontre de Ruddy Terranova, considéré comme le tireur...

avec AFP

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Karim Achoui au Palais de Justice de Paris, le 5 avril 2011.
Karim Achoui au Palais de Justice de Paris, le 5 avril 2011. — NIKO/SIPA

L'avocat général a requis mercredi devant la Cour d'assises de Paris la condamnation de Ruddy Terranova et de Mamadou Ba, considérés comme les auteurs de la tentative d'assassinat de l'ex-avocat Karim Achoui, et l'acquittement des quatre autres accusés.

Le représentant du ministère public, Bruno Sturlese, a réclamé une peine d'au moins 20 ans de réclusion criminelle à l'encontre de Ruddy Terranova, considéré comme le tireur qui avait atteint de deux balles Karim Achoui, le 22 juin 2007, devant son cabinet du boulevard Raspail (Paris VIIe). L'homme a formellement été identifié par la victime.

Il a également requis une peine de 15 ans à l'encontre de Mamadou Ba, considéré comme le pilote de la moto sur laquelle les deux hommes ont pris la fuite après l'attentat.

Acquittement requis de quatre accusés

«Contre ce binôme qui a tenté d'exécuter le projet criminel, l'enquête et les débats permettent, à mon sens, de démontrer l'implication effective. Ruddy Terranova est celui qui a fait feu sur Karim Achoui et Ba est bien le pilote, c'est ma conviction», a-t-il assuré.

«Mais l'avocat général a requis l'acquittement des quatre autres accusés estimant n'avoir contre eux »que des indices qui ne me permettent pas de démontrer leur participation au crime commis».

Sur Djamel Hakkar, qui a «tout fait pour perturber et rendre chaotique cette audience, on a toujours pas compris pourquoi il aurait commandité l'assassinat (depuis sa prison, NDLR) de Karim Achoui. De simples rencontres non contextualisées ne sauraient suffire à prononcer sa condamnation», a-t-il expliqué.

Brahim Bordji, «il est difficile de démontrer que ses visites carcérales à Djamel Hakkar sont bien liées à un projet criminel» et le rôle d'intermédiaire de Nordine Kherbache, je ne peux pas le démontrer», a-t-il ajouté.

Quand à Jacques Haddad, «l'homme tranquille qui revendique son appartenance au grand banditisme: Il a menti placidement, impertuablement, en grand professionnel» à la Cour. «Mais je suis aussi dans l'incapacité de démontrer son rôle d'intermédiaire», a-t-il reconnu. «Alors pour ces quatre-là, je ne peux que vous demandez de les acquitter», a conclu le magistrat