Et vous, avez-vous des coups de barre au bureau?

C. B.

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Coup de fatigue au travail.
Coup de fatigue au travail. — UPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

Le coup de pompe, ils connaissent. 88% des salariés français confessent avoir des coups de fatigue au bureau. Près d’un salarié sur cinq déclare même en avoir un tous les jours, révèle une étude OpinionWay pour Malakoff Médéric. Contrairement à une idée reçue, ce sont les jeunes de moins de 30 ans qui sont le plus enclins aux coups de pompe: 52% d’entre eux ressentent souvent des coups de fatigue, alors qu’ils ne sont que 32% parmi les 50 ans et plus. 

«Les moins de 30 ans ne veulent renoncer à rien», analyse le docteur Patrick Serog, nutritionniste, «ils visent une belle carrière, tout en sortant tard le soir, en ayant souvent des enfants et probablement des nuits hachées, en vivant des week-ends bien remplis… Les coups de fatigue sont donc normaux et totalement inhérents à leur vie de jeunes couples».

Le nutritionniste pense aussi que certains de ces jeunes doivent sauter le petit-déjeuner. «Du coup, dès le milieu de la matinée, ils ont un coup de fatigue», poursuit-il.

Les vertus du sucre

Pour éviter le coup de barre de l’après-midi, surtout celui post-déjeuner, Patrick Serog recommande de manger sucré, mais de ne surtout pas «cumuler gras et sucre». Parmi les aliments recommandés, il y a les féculents (riz, pâtes, lentilles…) mais aussi les fruits et légumes.

D’ailleurs, 69% des sondés, dont 75% de femmes, mettent les féculents en première place parmi les aliments cités pour avoir de la vitalité au cours de l’après-midi. Presque autant (61%) évoquent les fruits et légumes… «Ce sont les deux catégories de produits à privilégier pour ne pas ressentir de coup de fatigue au cours de l’après-midi. Mais rappelons qu’il n’y a pas d’aliment miracle pour être plein de vitalité, c’est une combinaison de plusieurs aliments et vitamines qui compte», conclut le nutritionniste.

La méthodologie de l’étude

Etude réalisée en ligne par OpinionWay pour Malakoff Médéric du 28 au 30 mai auprès d’un échantillon de 1.007 salariés français selon les critères de représentativité (taille de l’entreprise, secteur d’activité, région d’appartenance, genre et âge).