Interpellation mouvementée à Besançon: Un policier fait usage de son arme

FAITS DIVERS Les faits se sont déroulés près d'une école au moment de la sortie des classes...

avec AFP

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Le bijoutier qui a tué jeudi un braqueur à Sézanne (Marne), avait une "autorisation préfectorale" de détention d'arme, et l'enquête dira s'il a agi "en état de légitime défense", a déclaré vendredi le procureur de Châlons-en-Champagne.
Le bijoutier qui a tué jeudi un braqueur à Sézanne (Marne), avait une "autorisation préfectorale" de détention d'arme, et l'enquête dira s'il a agi "en état de légitime défense", a déclaré vendredi le procureur de Châlons-en-Champagne. — Philippe Huguen AFP

Trois individus qui circulaient à bord d'une voiture volée ont été interpellés de manière mouvementée ce mardi à Besançon: un policier mis en danger a dû faire usage de son arme, sans faire de blessés, a-t-on appris auprès de la préfecture et du parquet.

L'incident est survenu à 16h20 alors qu'une patrouille de police tentait d'interpeller une Clio signalée volée. Le conducteur a refusé de s'arrêter et il a percuté plusieurs voitures en stationnement en essayant de s'enfuir, dont la voiture des policiers de la Brigade anti-criminalité (BAC), ont indiqué les mêmes sources.

«En danger, le policier a tiré»

«Au moment de la collision, le fonctionnaire sortait de son véhicule et il a été projeté à terre. Il s'est relevé et s'est porté à hauteur de la Clio pour l'arrêter, mais il s'est retrouvé coincé contre un poteau, avec la Clio qui lui fonçait dessus», a indiqué à l'AFP le procureur de Besançon Alain Saffar. Le policier «se trouvait en danger, il a tiré un seul coup de feu sur le capot de la voiture», a-t-il ajouté.

Les trois individus qui se trouvaient à l'intérieur du véhicule volé dans le Jura ont été interpellés quelques mètres plus loin et placés en garde à vue. Deux d'entre eux sont âgés de 18 ans et l'autre de 15 ans, a indiqué une source policière.

Cinq blessés légers dont trois policiers

Deux adultes qui se trouvaient dans une voiture en stationnement et trois policiers ont été transportés, légèrement blessés, au centre hospitalier de Besançon pour des examens de contrôle, a indiqué à l'AFP Isabelle Epaillard-Patriat, directrice de cabinet du préfet du Doubs.

La directrice de cabinet souligne qu'il «n'y a eu ni course-poursuite, ni fusillade, contrairement à ce qu'ont dit certains médias». «Les faits se sont déroulés à proximité de l'école Saint-Claude, au moment de la sortie des classes. Un psychologue viendra dès jeudi pour entendre les enfants, qui ont pu voir ou entendre la scène, et répondre à leurs questions», a dit Isabelle Epaillard-Patriat.

Une mère et son nourrisson, qui se trouvaient également dans l'une des voitures en stationnement, ont été examinés sur place par un médecin mais sont sains et saufs.