Un haut fonctionnaire soupçonné de faire sauter ses PV

ENQUÊTE roniquement, l'homme mis en cause est le patron de l'Agence nationale de traitement automatisé des infractions...

avec AFP

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Illustration: Plaque de la place Beauvau, dans le 8e arrondissement de Paris.
Illustration: Plaque de la place Beauvau, dans le 8e arrondissement de Paris. — CHAUVEAU NICOLAS/SIPA

Une enquête a été ouverte lundi pour déterminer si le directeur de l'Agence nationale de traitement automatisé des infractions (Antai), Jean-Jacques Debacq, a fait payer à son administration ses contraventions routières comme le dénonce Mediapart, a-t-on appris du ministère de l'Intérieur.

«Une enquête, diligentée par le ministère de l'Intérieur, a été ouverte et confiée à l'inspection générale de l'administration (IGA)», a expliqué à l'AFP le porte-parole de la place Beauvau, Pierre-Henry Brandet. «Les faits rapportés par la presse sont graves. Il s'agit de faire toute la lumière sur cette affaire et d'établir la véracité des faits», a-t-il ajouté. Le préfet Jean-Jacques Debacq est maintenu dans ses fonctions, a précisé le porte-parole de l'Intérieur.

«Près de 700 euros» auraient été réglées par mandats administratifs

Selon Mediapart, qui a révélé l'affaire, le haut fonctionnaire du ministère de l'Intérieur, à la tête d'une agence chargée de traiter les infractions établies par les radars routiers, aurait «fait payer par son administration -c'est-à-dire par le Trésor public- les contraventions routières du dimanche dont son véhicule de fonction, une Peugeot 508, fait l'objet».

Il aurait également échappé au retrait de points sur son permis de conduire que les infractions auraient dû entraîner.

Mediapart dit avoir retracé «une douzaine de contraventions» attachées au véhicule de fonction du préfet, «soit près de 700 euros» qui auraient été réglées par mandats administratifs.