La mère de Fiona: «Influençable mais pas fabulatrice», selon une expertise

FAIT DIVERS Elle «a tendance à banaliser les événements» sur un «mode quelque peu naïf, puéril et régressif», estime le rapport psychologique...

avec AFP

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Cécile Bourgeon, mère de la petite Fiona et son avocat, Gilles-Jean Portejoie, lançait, le 16 mai 2013, un appel pour que l'on retrouve sa fille.
Cécile Bourgeon, mère de la petite Fiona et son avocat, Gilles-Jean Portejoie, lançait, le 16 mai 2013, un appel pour que l'on retrouve sa fille. — THIERRY ZOCCOLAN / AFP

La mère de la petite Fiona, Cécile Bourgeon, n'a pas «un esprit fabulateur», mais apparaît «très influençable», selon un rapport psychologique établi après la disparition présumée de la fillette de 5 ans, dont le quotidien La Montagne publie mardi des extraits.

Ce rapport, que le quotidien a pu consulter dans son intégralité, a été réalisé fin mai, dans le cadre de l'enquête sur la disparition imaginaire, le 12 mai dans un parc de Clermont-Ferrand, de la fillette dont Cécile Bourgoin et son compagnon Berkane Makhlouf ont avoué la mort la semaine dernière.

Selon le document, l'expert assure qu'on «ne décèle pas de signe en faveur d'un esprit fabulateur ou mythomane» chez Cécile Bourgeon, même si elle «a tendance à banaliser les événements» sur un «mode quelque peu naïf, puéril et régressif».

Berkane Maklouf, son «sauveur»

Evoquant «un syndrome de stress post-traumatique», l'expert ajoute que la mère de Fiona «se sent fautive, responsable de la disparition de sa fille». Avant d'ajouter qu'elle «accorde peu d'importance à l'identité de son agresseur. Son seul souci étant de retrouver Fiona».

Concernant la personnalité de le jeune femme, l'expert la décrit comme «vulnérable, très influençable, voire manipulable», selon le quotidien.

Elle décrit aussi son compagnon Berkane Makhlouf comme «son sauveur, un ami, un amant, un confident, un père pour ses enfants», assure le psychologue.

Cécile Bourgeon et Berkane Maklouf ont avoué que Fiona, déclarée disparue le 12 mai dernier dans un parc de Clermont Ferrand, était en fait décédée et qu'ils l'avaient enterrée. Son corps n'a pas encore été retrouvé.

Le couple a été placé en détention provisoire, lui étant mis en examen pour «coups mortels aggravés» , elle, entre autres, pour «non assistance à personne en danger» et «recel de cadavre».