Boissons énergisantes en France: Une asso de consommateurs veut poser des limites

SANTE L'Agence nationale de sécurité sanitaire doit rendre ce mardi ses conclusions sur les risques liés à leur consommation...

avec AFP

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Illustrations Red Bull, Burn et Energy Drink Zero.
Illustrations Red Bull, Burn et Energy Drink Zero. — SALOM-GOMIS SEBASTIEN/SIPA/1206091952

L'association de défense des consommateurs Consommation Logement et Cadre de Vie (CLCV) a demandé lundi, dans un communiqué, à ce que les teneurs en caféine des boissons dites «énergisantes» (BDE) soient réglementées, et qu'un étiquetage spécifique soit mis en place.

Avant même la publication mardi par l'agence sanitaire (Anses) d'un avis sur ces boissons, la CLCV estime que «les risques que posent les usages inappropriés de ces produits appellent un renforcement des mesures d'étiquetage avec des mentions visibles afin de les déconseiller aux enfants».

18% des enfants en consomment

Selon une enquête européenne réalisée en 2012 à la demande de l'Efsa, l'autorité européenne de sécurité des aliments, 18% des enfants âgés de 3 à 10 ans en avaient bu dans l'année, alors que ces produits sont souvent interdits aux mineurs.

«Nous demandons également que les teneurs en caféine soient réglementées afin d'éviter qu'elles n'atteignent pas les sommets observés outre-Atlantique, où elles sont responsables d'une hausse des cas d'intoxications à cette substance», a par ailleurs demande CLCV.

Touraine veut une taxe

Les BDE, type Red Bull, Monster ou Dark Dog, contenant caféine, ginseng, taurine ou vitamines, sont sous surveillance renforcée en raison d'«effets indésirables suspectés» notamment cardiaques et l'Anses devait présenter mardi ses conclusions sur les risques liés à leur consommation.

Marisol Touraine, ministre de la Santé, s'est dite favorable à une taxe sur ces boissons pour lutter contre la consommation des jeunes, qui les mélangent fréquemment avec l'alcool. Mais cette taxe inscrite dans le projet de budget de la Sécurité sociale pour 2013 a été censurée par le Conseil constitutionnel en décembre 2012, au motif qu'aucun «critère objectif et rationnel» ne la justifiait.