Le vote des 16-18 ans rejeté par quatre Français sur cinq, selon l'Ifop

SONDAGE Mardi, la ministre de la Famille Dominique Bertinotti a indiqué réfléchir à un statut de «pré-majorité» pour les 16-18 ans...

avec AFP

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Les enjeux nationaux sont loin d'être les motivations principales du vote aux prochaines municipales, plus de six électeurs sur dix votant d'abord pour des considérations locales, si l'on en croit un sondage Ifop pour le Journal du dimanche.
Les enjeux nationaux sont loin d'être les motivations principales du vote aux prochaines municipales, plus de six électeurs sur dix votant d'abord pour des considérations locales, si l'on en croit un sondage Ifop pour le Journal du dimanche. — Loïc Venance AFP

L'idée de créer un statut de «pré-majorité» qui ouvrirait le droit de vote aux élections locales aux 16-18 ans est défavorablement accueilli par plus de quatre Français sur cinq, selon un sondage Ifop à paraître dans Dimanche Ouest France.

Quelque 82% des sondés se disent opposés à une telle perspective, 46% y étant même «très opposés», tandis que seules 18% des personnes interrogées y sont favorables ou très favorables (3%), selon cette étude.

Le taux d'adhésion n'est guère plus élevé que la moyenne dans le segment le plus jeune de l'échantillon, les 18-24 ans (22%), relève l'institut.

Au regard de la proximité politique, l'adhésion à l'abaissement de l'âge de vote «apparaît nettement plus forte à gauche (28%) qu'à droite (10%)», note l'Ifop. Si les scores atteignent 36% chez les sympathisants d'Europe Ecologie Les Verts, ils ne sont que de 9% chez les soutiens du Front national.

Mardi, la ministre de la Famille Dominique Bertinotti avait indiqué réfléchir à un statut de «pré-majorité» pour les 16-18 ans, tout en soulignant que «le temps de la décision n'est pas encore là».

Enquête réalisée par questionnaire auto-administré en ligne du 25 au 27 septembre «auprès d'un échantillon de 1.005 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus», selon la méthode des quotas.