Francis Heaulme conteste les faits dans l’affaire de Montigny-lès-Metz

JUSTICE Renvoyé en mars 2014 devant les assises de Moselle, Francis Heaulme nie être le meurtrier des deux enfants de Montigny-lès-Metz...

Vincent Vantighem

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Paris le 27 aout 2013.  Portrait de Pierre GONZALEZ de GASPARD avocat pénaliste au barreau de Paris, avocat de Francis Heaulme au futur procès du presumé auteur du double meurtre de Montigny-les-Metz.
Paris le 27 aout 2013.  Portrait de Pierre GONZALEZ de GASPARD avocat pénaliste au barreau de Paris, avocat de Francis Heaulme au futur procès du presumé auteur du double meurtre de Montigny-les-Metz. — A. GELEBART / 20 MINUTES

Il ne tire pas de plans sur la comète mais Francis Heaulme évoque, dans l’entretien qu’il a accordé à 20 Minutes, la possibilité de «sortir un jour de prison». Avant ça, le «routard du crime» doit surtout se concentrer sur la nouvelle étape judiciaire qui l’attend. Le 31 mars 2014, il sera jugé pour le double meurtre de Montigny-lès-Metz. Bien sûr, 20 Minutes avait intégré des questions à ce propos dans la liste transmise à Francis Heaulme. «Celles-là, c’est moi qui y réponds et non mon client», a tranché Pierre Gonzalez de Gaspard, son avocat. L’affaire est spéciale. Alors que Patrick Dils était emprisonné, les enquêteurs se sont aperçus que les corps des enfants, morts le crâne fracassé à coups de pierre, portaient «la quasi-signature criminelle» de Heaulme.

Il a vu «un autre homme»

Interrogé, le tueur en série a reconnu qu’il était présent sur place le jour des faits et qu’il avait reçu des pierres jetées par les enfants. Mais il a toujours nié les avoir tués. «Bien sûr qu’il conteste toujours les faits, réagit son avocat. Surtout, il m’a confié avoir vu un autre homme sur place le jour des meurtres. C’est un élément intéressant…» Cela correspond aussi à un témoignage du dossier qui n’a pas été exploité. L’avocat a donc décidé de réclamer un supplément d’information judiciaire : «il faut savoir qui est cet autre homme». Jean-François Abgrall, le gendarme qui a arrêté Heaulme en 1992, se montre, lui, sceptique. «La chose dont nous sommes sûrs, c’est que Heaulme était sur place le jour des faits. C’est surtout ça qui pose question…»