Selon Delanoë, 18 camps de Roms ont été évacués depuis début 2013 à Paris

PARIS Le maire de Paris a estimé ce mardi que la gauche gérait «sérieusement» le «problème»...

avec AFP

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Expulsion d'un campement de roms à Montreuil rue de Paris à Bagnolet, le 2 mai 2013.
Expulsion d'un campement de roms à Montreuil rue de Paris à Bagnolet, le 2 mai 2013. — A. GELEBART / 20 MINUTES

Le maire PS de Paris Bertrand Delanoë a indiqué mardi qu'il y avait eu depuis le début de 2013 dans sa ville l'évacuation de 18 campements de Roms. Sur LCI et Radio Classique, il a observé que le problème de ces populations «ne date pas de l'élection de François Hollande. Depuis le début, je gère le dossier avec la préfecture de police, quel que soit le gouvernement», a ajouté celui qui a été élu en 2001 au fauteuil de maire.

«Je n'accepte pas le désordre sur la voie publique. C'est-à-dire que nous évacuons. Depuis le début de l'année, nous avons évacué à Paris 18 campements de Roms», a poursuivi le responsable socialiste. «Je m'efforce, moi, de proposer à toutes les personnes concernées un accompagnement humain. On propose un hébergement, la scolarisation des enfants. Ils acceptent ou ils refusent». «A partir du moment où on a fait ces propositions-là, l'évacuation a lieu».

Le maire estime gérer le «problème»

Pour lui, «la gauche gère le problème sérieusement, alors que la droite l'exploite 5=(...) de manière malsaine». Le problème «n'est pas réglé, mais il est géré», a dit Bertrand Delanoë. Il a cité aussi la suppression, à sa demande, de cabines téléphoniques inutilisées ne servant plus qu'à «mettre des effets de Roms».

La candidate de l'UMP à la mairie de Paris Nathalie Kosciusko-Morizet a mis la semaine dernière au coeur de sa campagne le thème de la sécurité, s'attirant les foudres de la gauche, qui a dénoncé une «gesticulation» et une «instrumentalisation politicienne du dossier des Roms».