«Nous prennent-ils pour des cons?», s'insurge Morano après l'arrêt de la cour d'appel de Bordeaux

Vincent Vantighem
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Nadine Morano lors d'un colloque des «Amis de Nicolas Sarkozy», en février 2013 à Paris.
Nadine Morano lors d'un colloque des «Amis de Nicolas Sarkozy», en février 2013 à Paris. — PATRICK KOVARIK / AFP

Il fallait s’y attendre. Soutien inconditionnel de Nicolas Sarkozy, Nadine Morano a été la première, ce mardi matin, à réagir à la décision de la cour d’appel de Bordeaux (Gironde) dans l’affaire Bettencourt. En validant l’instruction menée par la juge Jean-Michel Gentil, la chambre de l’instruction de la cour d’appel a également maintenu la mise en examen de Nicolas Sarkozy et des onze autres protagonistes du volet «abus de faiblesse» de l’affaire Bettencourt.

Un tweet soft pour commencer

Pour mémoire, Nicolas Sarkozy est soupçonné d’avoir bénéficié des largesses de l’héritière de L’Oréal pour financer sa campagne présidentielle de 2007. Sur Twitter, Nadine Morano a donc commencé par une réaction assez soft. «Toujours très étonnante cette procédure Bettencourt. Maintenant il faut aller en cassation. La vérité finira par triompher.» De fait, les personnes mises en examen ont toujours la possibilité de se pourvoir en cassation pour obtenir l’annulation de l’instruction menée par le juge Gentil. 

«Le syndicat honteux de la magistrature»

Mais alors que Nadine Morano s’était fendue d’un tweet assez sobre, il ne lui a pas fallu plus de cinq minutes pour passer au style offensif qui la caractérise. «Une question me taraude. Je souhaite que la liste des juges membres du syndicat honteux de la magistrature soit publiée», une référence à l’histoire du «mur des cons»

Deux minutes plus tard, l’ancienne ministre enfonce le clou: «On a le droit de savoir qui nous juge… Nous prennent-ils pour des cons? C’est la question que je me pose…» Invité à réagir à cette nouvelle saillie par Le Lab d’Europe 1, Christophe Régnard, président du syndicat de la magistrature n’a pas voulu s’étendre, se contentant de dire: «C’est du Nadine Morano. C’est lamentable…»