Journées parlementaires PS: Pouvoir d'achat, retraites et non cumul

POLITIQUE Les parlementaires socialistes se retrouvent lundi à Bordeaux pour préparer les élections municipales et européennes...

avec AFP

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Les parlementaires socialistes se retrouvent lundi à Bordeaux, à quelques mois d'échéances électorales, alors que les demandes d'un geste du gouvernement pour le pouvoir d'achat s'intensifient parmi les députés PS et que des sénateurs PS s'arc-boutent contre le non cumul des mandats.
Les parlementaires socialistes se retrouvent lundi à Bordeaux, à quelques mois d'échéances électorales, alors que les demandes d'un geste du gouvernement pour le pouvoir d'achat s'intensifient parmi les députés PS et que des sénateurs PS s'arc-boutent contre le non cumul des mandats. — Jean-Pierre Muller AFP

Les parlementaires socialistes se retrouvent lundi à Bordeaux, à quelques mois d'échéances électorales, alors que les demandes d'un geste du gouvernement pour le pouvoir d'achat s'intensifient parmi les députés PS et que des sénateurs PS s'arc-boutent contre le non cumul des mandats.

Pour ces journées parlementaires annuelles, députés, sénateurs et élus européens du PS seront accueillis pendant deux jours par le député de Gironde Vincent Feltesse, candidat à la mairie de Bordeaux en 2014 face à l'édile UMP sortant Alain Juppé, un symbole à quelques mois de municipales ardues pour la majorité.

Les retraites et l'emploi au menu

A l'ordre du jour officiel du mardi, après une journée de travaux à huis clos lundi: défendre «des réformes justes et progressistes», à commencer par «les retraites, une réforme de gauche», puis «tout pour l'emploi» et «dépenser mieux, investir plus».Entre autres ministres, Marisol Touraine, Michel Sapin, Arnaud Montebourg, Pierre Moscovici, Philippe Martin y prendront la parole. Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault conclura les travaux. A quelques mois des élections européennes, il s'exprimera après Martin Schulz, président social-démocrate du Parlement européen et probable candidat des socialistes et sociaux-démocrates européens pour la présidence de la Commission européenne. Le dernier mot reviendra au premier secrétaire du PS, Harlem Désir.

Le Medef et les syndicats présents

Nouveauté de cette édition: le président du Medef, Pierre Gattaz, ainsi que les numéros un de la CGT et de la CFDT, Thierry Lepaon et Laurent Berger, s'exprimeront pour la première fois, par vidéo. A l'orée d'un automne marqué par les débats budgétaires et les retraites, le souci de contrer le «ras-le-bol fiscal» notamment par des mesures pour le pouvoir d'achat des classes populaires et moyennes anime des élus socialistes de diverses sensibilités. Il y a la volonté d'«allumer quelques boosters en faveur du pouvoir d'achat, car la reprise économique est une petite flamme qu'il ne faut pas étouffer par de la fiscalité», a expliqué à l'AFP l'un des vice-présidents des députés PS, Thomas Thévenoud.

Tensions sur le non-cumul

Sujet de tensions chez les parlementaires, avec les sénateurs: la fin du cumul entre une fonction parlementaire et un mandat exécutif local (maire ou maire adjoint, président ou vice-président de département ou région), promise par François Hollande durant sa campagne. Le Sénat, où les socialistes sont divisés sur cette réforme, a gagné jeudi une manche contre le gouvernement en s'exonérant de l'interdiction du cumul des mandats mais le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a affiché la volonté de ne pas céder. Si le président PS du Sénat Jean-Pierre Bel, entre autres, soutient la réforme, le chef de file des sénateurs socialistes François Rebsamen y reste hostile.