Frigide Barjot dénonce les «amalgames» mais confirme avoir lancé un appel aux dons

Vincent Vantighem

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Frigide Barjot le 17 septembre 2013 à Paris.
Frigide Barjot le 17 septembre 2013 à Paris. — V. WARTNER / 20 MINUTES

Elle s’attendait à ce qu’on lui parle de son procès. Mais pas de son appel aux dons. Frigide Barjot a été la cible de vives critiques, toute la journée de mardi, après avoir appelé à la générosité des Français dans les colonnes de 20 Minutes. Menacée d’expulsion de son duplex de 173 m² dans le cadre d’une procédure lancée par la Régie immobilière de la ville de Paris (lire l’encadré ci-dessous), l’auteure de Confessions d’une catho branchée se dit aujourd’hui désargentée. «Je ne survis qu’en rognant tous les mois sur le capital hérité de mes parents», lâche-t-elle notamment.

>> Retrouvez notre article de mardi sur son appel aux dons

«Je suis le leader naturel»

Pour s’en sortir, elle a donc annoncé, mardi, qu’elle avait lancé un appel aux dons via une nouvelle structure associative baptisée les «Z’amis de Frigide Barjot». Cible de moqueries sur Twitter, la blonde la plus célèbre du combat contre le mariage pour tous a aussi été critiquée par Ian Brossat. Le chef de file du groupe PC au Conseil de Paris est allé jusqu’à lancer «les cons ça ose tout !» dans un communiqué qui lui était destiné.

 

 

Face à la polémique, Frigide Barjot a réagi via un communiqué ce mercredi matin. «L’appel au don n’est en aucun lien avec l’affaire judiciaire en cours, explique-t-elle. Ce n’est que le moyen aujourd’hui de concourir à la poursuite du mouvement pour le mariage homme/femme et le respect des couples homosexuels.»

«Aller éventuellement de temps en temps en vacances»

Se décrivant comme le «leader naturel» des «millions de Français qui sont descendus dans la rue à son appel», l’ancienne chroniqueuse télé «conteste formellement les insinuations lui prêtant de supposées intentions d’enrichissement personnel».

Invitée à réagir à cet appel au don chez nos confrères de Métro, mardi après midi, Virginie Tellenne de son vrai nom expliquait pourtant que les «dons aux Z’amis de Frigide Barjot [lui] permettront d’avoir un toit, de nourrir [sa] famille, de payer l’éducation de [ses] enfants (…) et de pouvoir aller éventuellement de temps en temps en vacances.» Concluant par, «c’est pour notre survie».

Pas sûr que ce nouveau communiqué parvienne à éteindre la polémique.

Elle saura le 30 octobre si elle est expulsée

La Régie immobilière de la ville de Paris (RIVP) a demandé mercredi au tribunal d'instance du 15e arrondissement l'expulsion de leur logement social de Frigide Barjot et de son mari, assurant qu'ils n'avaient pas respecté des clauses de leur bail. Après avoir entendu l'avocat de la RIVP et des époux Tellenne (le vrai nom de Frigide Barjot est Virginie Tellenne), le tribunal a mis sa décision en délibéré au 30 octobre.