VIDEO. Le bijoutier de Nice rejette toute culpabilité

Alexandre Sulzer

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Un braqueur a été tué par balles par un bijoutier, mercredi 11 septembre 2013 à Nice.
Un braqueur a été tué par balles par un bijoutier, mercredi 11 septembre 2013 à Nice. — F. BINACCHI/20 Minutes

Des regrets que son agresseur soit mort mais pas de culpabilité reconnue. Stephan Turk, le bijoutier de Nice qui a tué son agresseur, Anthony Asli mercredi dernier lors d’un braquage, s’exprimait mercredi matin sur Europe 1. Celui qui dit «ne pas être un justicier» dit avoir «des regrets» «parce qu’il est mort». Mais le commerçant ne reconnaît pas de culpabilité. «Pourquoi coupable? J’ai tiré sur le scooter.» «Je lui ai dit d’arrêter, je voulais récupérer la marchandise. (…) Je voulais arrêter le scooter, c’est tout.»

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«Pourquoi il est venu chez moi m’agresser, me voler?»

Le bijoutier nie toute volonté de tuer. «J’aurais eu l’occasion de lui tirer dessus [dans le magasin], il était à un mètre de moi.» «Pourquoi il est venu chez moi m’agresser, me voler?» s’interroge le commerçant pour qui le véritable «responsable» de la tragédie est «le père» de la victime, en référence à son éducation. Il a alors rappelé que son agresseur avait déjà été impliqué dans 14 autres affaires. D’ailleurs, à la famille d’Anthony Asli, Stephan Turk lance: «Je suis désolé qu’il soit mort mais ce sont eux les responsables.»

«Je me retrouve comme un ballon entre les pieds des politiques»

Interrogé sur son sentiment d’être soutenu par autant de personnes, notamment sur les réseaux sociaux, Stephan Turk, estime que «c’est important pour la société» et qu’il «faut arranger les problèmes de sécurité». «Je me retrouve comme un ballon entre les pieds des politiques», observe l’homme qui dit ne plus rien faire que lire les journaux.

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