Retraites: Berger s'en prend au «syndicalisme de la désespérance»

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Le numéro un de la CFDT Laurent Berger s'est targué mardi d'avoir "pesé" lors de la concertation pour que cette réforme comporte des mesures de "justice sociale". "Nous avons de nouveau pesé dans le débat parlementaire pour obtenir des mesures sur les stages que nous venons d'obtenir", a-t-il dit.
Le numéro un de la CFDT Laurent Berger s'est targué mardi d'avoir "pesé" lors de la concertation pour que cette réforme comporte des mesures de "justice sociale". "Nous avons de nouveau pesé dans le débat parlementaire pour obtenir des mesures sur les stages que nous venons d'obtenir", a-t-il dit. — Bertrand Guay AFP

Le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger défend le projet de loi sur l'avenir des retraites, une réforme qu'il juge «équilibrée», et s'en prend au «syndicalisme de la désespérance», dans un entretien au Parisien/Aujourd'hui de mercredi.

«J'en ai assez du syndicalisme de la désespérance. Quand on obtient ce qu'on demande, on l'assume. Et l'on ne va pas chercher ailleurs des motifs d'insatisfaction», affirme M. Berger.

Le numéro un de la CFDT explique pourquoi il juge «équilibrée» cette réforme censée garantir l'avenir du système des retraites, qu'examine mercredi le Conseil des ministres.

«Nous nous sommes battus pour limiter la casse. On a ainsi obtenu que le calendrier de l'allongement de la durée (de cotisation, ndlr) ne soit pas appliqué en 2020, mais progressivement jusqu'en 2035. L'augmentation de la CSG, voulue au départ par le gouvernement, qui était aussi une de nos lignes rouges, a été enterrée», justifie M. Berger qui évoque également les mesures prévues sur la pénibilité.

Il souhaite que le report de six mois de la revalorisation des pensions de retraite ne soit pas appliqué aux retraités qui touchent de petites pensions. Pas entendu par le gouvernement sur ce point, il annonce que son syndicat va «faire pression auprès des députés».