Mort d'Albert Jacquard: «La France perd un savant, les plus démunis un porte-parole»

DECES De nombreuses personnalités saluent l'engagement humaniste du généticien décédé ce jeudi...

Audrey Chauvet

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Albert Jacquard lors d'une manifestation du DAL en mars 2013.
Albert Jacquard lors d'une manifestation du DAL en mars 2013. — REVELLI-BEAUMONT/SIPA

A l’annonce du décès du généticien Albert Jacquard, les hommages se succèdent. Engagé pour le Droit au logement, militant de gauche, de nombreuses personnalités ont salué son humanité et son courage.

Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole du DAL (Droit au logement) dont Albert Jacquard était le président d’honneur, se souvient ainsi que le professeur avait été parmi les premières personnalités à s’engager pour les mal-logés et les sans-abris en 1990. «C’était son premier engagement social, après un engagement humaniste et universel plus large, se souvient Jean-Baptiste Eyraud, interrogé par 20Minutes. Il a toujours été à nos côtés, et se faisait bousculer par les CRS et marcher sur les pieds comme nous!  Il était là aussi quand il s’agissait d’aller voir des familles qui campaient, il disait bonjour à tout le monde, quelque soit leur condition sociale, leur religion ou leur origine culturelle.»

Les collègues scientifiques du professeur Jacquard ont également salué la mémoire. Le généticien Albert Kahn a ainsi salué un homme «courageux et profondément bon».

 

Les politiques ont également réagi à la disparition de cet homme ouvertement engagé à gauche. Ainsi, le président du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon, a salué Albert Jacquard qui «aidait à être humain».

 

François Hollande, dans un communiqué officiel, estime que «Les Français perdent un savant, et les plus démunis un de leurs plus illustres porte-parole.»

De son côté, la ministre du Logement Cécile Duflot appelle à «rester fidèle à son engagement lumineux».

 

Mais, comme le rappelle Jean-Baptiste Eyraud, du DAL : «Le plus bel hommage que la République pourrait lui rendre serait d’améliorer les droits de mal logés et des sans logis».