Sécurité dans les maternelles: «Toutes les garderies ne se valent pas»

William Molinié
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Des enfants jouent dans la cours de leur école maternelle.
Des enfants jouent dans la cours de leur école maternelle. — ALEXANDRE GELEBART / 20 MINUTES

Enfants oubliés, confiés à la mauvaise personne ou abandonnés sur le trottoir de la maternelle… A chaque rentrée, son lot d’histoires ubuesques qui, heureusement, finissent souvent bien. Mais ces incidents, comme celui qu’a connu un père de famille à Colombes ce lundi, posent la question de la sécurité dans les maternelles.

En règle générale, chaque instituteur réclame aux parents, en début d’année, une liste de noms correspondant aux adultes autorisés à venir chercher l’enfant. «Les premiers jours de rentrée, ils demandent la carte d’identité ou le nom pour vérifier. Puis ensuite, ils sont habitués et reconnaissent les gens», explique Valérie Marty, la présidente de la Fédération des parents d’élèves de l’enseignement public (PEEP).

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Mais c’est à l’heure où les animateurs de la garderie prennent le relais des enseignants que les choses se compliquent. «Ces listes ne sont pas partout transmises aux garderies, qui n’appliquent pas forcément toutes les règles de sécurité. Il suffit de faire une enquête rapide pour s’en rendre compte. Toutes les garderies, qui dépendent des communes, ne se valent pas», poursuit-elle.

La traçabilité pourrait faire gagner du temps

«Des histoires d’enfants qui partent avec une mauvaise personne, tous les enseignants en ont à vous raconter. Les animateurs de la ville changent souvent. Ce turn-over favorise l’apparition de ce genre de problèmes», estime Valérie Marty.

La représentante des parents d’élèves propose que chaque enseignant prenne le temps de faire signer un registre à chaque sortie de classe: «Il faut que l’adulte qui récupère l’enfant soit autorisé par les parents. Et surtout qu’elle signe un registre tous les soirs. La traçabilité est importante et fait gagner du temps dès qu’il y a un doute.»

«Cela aiderait à trancher et à ne pas mettre l’instituteur ou l’éducateur dans une situation inconfortable dans les cas de parents divorcés», conclut-elle.