Tabac: La e-cigarette plus efficace que les patchs?

Bertrand de Volontat
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Une utilisatrice de la cigarette électronique à Paris en mai 2013.
Une utilisatrice de la cigarette électronique à Paris en mai 2013. — V. WARTNER / 20 MINUTES

Encore une étude sur la e-cigarette. Cette fois-ci elle serait au moins aussi efficace pour arrêter le tabac que le patch à la nicotine. C’est du moins ce qu’affirme  des chercheurs au sujet de cet appareil encore controversé, qui bénéficie pourtant d’un nombre grandissant d’analyses favorables. Alors que le gouvernement français a choisi de durcir la législation sur la « e-cigarette » en interdisant sa vente aux moins de 18 ans et en projetant de la bannir des espaces publics, à l’identique du tabac.

Publiée ce dimanche dans le journal médical britannique The Lancet, l’étude menée par Chris Bullen (Université d’Auckland) sur un total de 657 fumeurs voulant arrêter la cigarette, montre une efficacité un peu plus grande pour la cigarette électronique mais la différence a été jugée « statistiquement non significative ». 7,3% des fumeurs ayant testé durant 13 semaines la e-cigarette ont réussi à cesser totalement de fumer du tabac, contre 5,8% pour ceux qui ont utilisé des patchs à la nicotine.

La e-cigarette fidélise plus facilement les utilisateurs

La cigarette électronique s’est avérée nettement plus efficace que les patchs pour réduire la consommation de tabac chez ceux qui n’ont pas réussi à stopper complètement la cigarette classique. 57% de ceux qui ont testé la e-cigarette, ont réussi à diviser par deux ou plus leur consommation de tabac alors que seulement 41% de ceux utilisant le patch sont parvenus à ce résultat. En outre, la e-cigarette parvient beaucoup plus facilement que les patchs à fidéliser les utilisateurs: un tiers de ceux qui ont testé la cigarette électronique ont continué à l’utiliser après l’essai contre 8% des utilisateurs de patch.

Une enquête de 60 Millions de consommateurs avait jeté le trouble le 26 août sur les avantages de ce nouvel outil, affirmant avoir trouvé des «molécules cancérogènes en quantité significative» dans la vapeur de la e-cigarette. Des défenseurs de la e-cigarette et certains médecins ont vivement critiqué l’enquête, soulignant le niveau faible voire très faible de ces teneurs face à la fumée cancérigène de tabac qui provoque chaque année la mort de 73.000 personnes en France. En attendant la prochaine étude.