Violences à l'hôpital: Les infirmières veulent des vigiles

HOPITAL Selon un sondage publié par l'Ordre national infirmier...

avec AFP

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Un agent de sécurité surveille l'hôpital Nord, à Marseille (Bouches-du-Rhône), le 5 septembre 2013.
Un agent de sécurité surveille l'hôpital Nord, à Marseille (Bouches-du-Rhône), le 5 septembre 2013. — P. MAGNIEN / 20 MINUTES

Près de 80% des personnels infirmiers sont favorables à la présence d'agents de sécurité dans les hôpitaux pour faire face à la violence, selon une enquête publiée ce vendredi par l'Ordre national infirmier (ONI). Cette enquête, qui n'est pas un sondage, a été effectuée entre le 25 août et le 4 septembre, après une série de violences médiatisées, commises dans plusieurs hôpitaux, notamment à Marseille.

Menée sur internet par l'Ordre auprès de 978 infirmiers et infirmières, à parts égales du public et du privé, l'enquête montre que la présence de vigiles est mieux acceptée que celle de policiers. Si 79% des professionnels interrogés plébiscitent la présence de vigiles (42% sont "tout à fait d'accord" et 37% "d'accord"), contre 7% qui refusent cette solution, celle de policiers divise le personnel soignant.

 

Ainsi 39% des professionnel(le)s refusent la présence de policiers à l'hôpital, contre 36% qui sont d'accord ou "tout à fait d'accord", tandis que 25% ne se prononcent pas. "On ne peut plus continuer à travailler comme cela, il faut que dans les services hospitaliers il y ait des vigiles présents, formés et visibles pour qu'ils soient dissuasifs", a déclaré à l'AFP Didier Borniche, président de l'ONI.

Selon lui, il est nécessaire que ces agents de sécurité soient présents " de façon permanente" dans les services les plus sensibles des établissements de soins, comme les urgences où les délais d'attente sont souvent très longs, suscitant l'exaspération de certains patients.