Hôpital marseillais: «Il n'y a eu ni prise d'otage, ni séquestration», affirme Valls

avec AFP

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Un agent de sécurité surveille l'hôpital Nord, à Marseille (Bouches-du-Rhône), le 5 septembre 2013.
Un agent de sécurité surveille l'hôpital Nord, à Marseille (Bouches-du-Rhône), le 5 septembre 2013. — P. MAGNIEN / 20 MINUTES

Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a assuré jeudi qu'il n'y avait eu «ni prise d'otage, ni séquestration» à Marseille, après l'évocation dans la presse d'un incident survenu en août dans un hôpital de la ville. «Contrairement a ce qui a été rapporté par La Provence, il n'y a eu ni prise d'otage, ni séquestration à l'hôpital Nord de Marseille dans la nuit du 12 au 13 août», a déclaré Valls en marge d'un déplacement dans le Val-d'Oise consacré au redéploiement des forces de police et gendarmerie.

«En revanche, un incident qui n'était pas anodin, mais qui n'a pas été caché, qui n'a été caché par personne, a bien eu lieu (...). Il a d'ailleurs fait l'objet d'une dépêche AFP quelques jours après», a-t-il précisé, appelant à la «mesure». Selon Valls, «un patient bien connu de la justice, hospitalisé pour blessure par balle et redoutant d'être à nouveau victime d'une tentative de meurtre, aurait été vu avec une arme et aurait sommé le personnel de ne rien dire sous la présence de celle-ci».

«Ce sont des faits graves. Mais les mots ont leur importance»

«Ce sont des faits graves. Mais les mots ont leur importance», a souligné Valls, qui a affirmé que les policiers étaient ensuite «intervenus», sans toutefois retrouver l'arme, «malgré une inspection minutieuse». Le personnel des hôpitaux de Marseille a de nouveau dénoncé jeudi l'insécurité en milieu hospitalier, après la nouvelle évocation dans la presse de cet incident.

«Les soignants qui ont été victimes de l'agression n'ont pas porté plainte car ils ne voulaient pas donner leur identité par peur des représailles», a expliqué le Pr. Pascal Thomas dans La Provence de jeudi.