Grenoble: Un incident nucléaire survient sur un chantier de démantèlement du CEA

avec AFP

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Google map de la ville de Grenoble.
Google map de la ville de Grenoble. — GOOGLE / 20 MINUTES

Un employé, qui procédait au tamisage de déchets radioactifs sur un chantier de démantèlement du CEA de Grenoble, a été exposé à une dose radioactive supérieure à «une des limites annuelles réglementaires», a annoncé le centre de recherche mercredi dans un communiqué. Le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) a proposé à l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) de classer cet incident au niveau 2 de l'échelle Ines (International Nuclear And Radiological Event Scale) qui en compte huit (de 0 à 7).

En 2012, en France, 149 événements ont été classés au niveau 1 de l'échelle Ines et seulement 4 événements au niveau 2, selon le rapport annuel de l'ASN. L'incident a eu lieu le 23 août, alors qu'un employé de la société Alfadir, spécialisée dans les chantiers nucléaires, travaillait dans un laboratoire en cours d'assainissement afin d'être réutilisé par le CEA.

L'employé n'a pas entendu cette alarme en raison du bruit du chantier

«C'était une opération de tri de déchets très faiblement radioactifs par tamisage», a expliqué le directeur du CEA Grenoble Didier Bordet, en précisant que les opérateurs étaient munis de «tenues de protection complètes» et de masques pour protéger leurs voies respiratoires.

Selon Bordet, le dosimètre (appareil de mesure de la dose radioactive) de l'employé concerné a émis «une alarme» pour signaler un rayonnement inhabituellement élevé mais l'employé n'a pas entendu cette alarme en raison du bruit du chantier. Après examen, l'Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) a estimé que «l'une des limites annuelles réglementaire» d'exposition aux rayonnements radioactifs avait été dépassée.

«Le risque pour la santé de l'employé concerné est évalué comme faible»

L'employé «a suivi des examens médicaux pour s'assurer qu'il n'avait pas inhalé de produits radioactifs. Sur ce point-là nous avons été rassurés», a indiqué Bordet, soulignant que l'employé ne présentait pas de «brûlure» ou de «perturbation quelconque». «A ce stade d'instruction, le risque pour la santé de l'employé concerné est évalué comme faible, voire inexistant», selon le communiqué du CEA.

Le CEA de Grenoble, désormais spécialisé dans la micro et nanoélectronique et les technologies pour la santé et les énergies renouvelables, a achevé récemment le démantèlement de six installations nucléaires, notamment trois réacteurs nucléaires expérimentaux.