L'inconnue de l'hôpital de Thuir retrouve sa famille

SOCIETE La famille avait reconnue la jeune fille après le lancement d'un appel...

V.V avec AFP

— 

Localisation de la ville de Thuir (Pyrénées-Orientales).
Localisation de la ville de Thuir (Pyrénées-Orientales). — Capture d'écran Google Map

L'inconnue de l'hôpital psychiatrique de Thuir (Pyrénées-Orientales) a été reconnue par sa famille après l'appel lancé en fin de semaine dernière, a annoncé mardi le centre hospitalier dans un communiqué.

«Les témoignagnes de la famille ont été vérifiés par la police aux frontières [qui a été chargée de l'enquête]. La jeune fille est toujours hospitalisée dans notre établissement», a précisé à 20 Minutes Carole Gleyzes, directrice adjointe du centre hospitalier de Thuir. «L'équipe médicale a demandé qu'elle soit préservée le temps nécessaire à sa prise en charge. Le but est qu'elle arrive à se reconstruire», a-t-elle ajouté.

>> Elle ne s'appelait pas à Sarah... à lire par ici

Une femme domiciliée à Reims avait appelé en début de semaine les enquêteurs pour dire qu'elle était sa mère, et d'autres membres de la famille avaient appuyé ses dires en transmettant des photographies très ressemblantes de la malade. La jeune femme, hospitalisée depuis fin janvier, affirme s'appeler Sarah Mastouri et être née en Algérie le 4 juillet 1984.

Selon les témoins cités lundi par la gendarmerie, son prénom ne serait pas «Sarah», elle ne serait pas née en Algérie, mais aurait une ascendance réunionnaise. De même, elle serait née dans les années 1990 et non pas en 1984. L'hôpital psychiatrique avait tenté en vain depuis janvier de confirmer ses dires: elle assure avoir passé son bac scientifique à Perpignan, avant de poursuivre des études de sociologie à Lyon.

Pas d'archives dans plusieurs organisations

Contactés tour à tour, l'assurance maladie, Pôle emploi, le ministère des Affaires étrangères, le consulat d'Algérie n'avaient pas trouvé de trace de la jeune femme dans leurs archives.

La jeune femme explique s'être réveillée à l'hôpital de Perpignan fin juillet 2012, après avoir été victime d'une agression au cours de laquelle ses papiers d'identité ont été dérobés. Sans papiers et sans toit, elle aurait ensuite été hébergée dans plusieurs foyers avant d'être admise à l'hôpital de Thuir.

L'hôpital de Thuir déclare souhaiter dans son communiqué que «la patiente puisse désormais être préservée le temps nécessaire à sa prise en charge», et précise qu'il donnera mercredi des détails supplémentaires.