Un homme meurt dans une fusillade près de Lille

FAITS DIVERS «Archi connu» des services de police, l'homme a été abattu par deux hommes cagoulés...

Vincent Vantighem avec Olivier Aballain, à Lille

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La police scientifique enquête sur les lieux où un homme d'une quarantaine d'années à été abattu en début d'après midi le mardi 3 septembre 2013.
La police scientifique enquête sur les lieux où un homme d'une quarantaine d'années à été abattu en début d'après midi le mardi 3 septembre 2013. — M.Libert/20 Minutes

La police scientifique est encore sur place pour effectuer des prélèvements. Selon nos informations, un homme a été abattu, ce mardi après-midi, à 14h25, de trois balles à Lomme, une commune associée de Lille (Nord). L'information a été confirmée à 20 Minutes par les syndicats Alliance et SGP-Unité Police.

L'homme -«archi-connu des services de police» a été «visé par deux individus cagoulés, explique ainsi une source syndicale. Ils lui ont mis trois balles. Et ils se sont enfuis.» L'altercation s'est produite dans une courée de l'avenue de Dunkerque. Selon les premiers éléments, l'arme utilisée serait une carabine ou un pistolet automatique.

Touché au thorax et à l'épaule

Contactée par 20 Minutes, la Direction départementale de la sécurité publique du Nord (DDSP) indique, de son côté, «qu'il n'y a pas eu d'échange de coups de feu». Touché au thorax et à l'épaule, l'homme est mort de ses blessures, sur place, à 15h20, soit 55 minutes après la fusillade. «Aucun blessé n'est à déplorer par ailleurs», indique encore la DDSP.

«Il s'agit d'un règlement de compte mettant aux prises une bande qui vient de Tourcoing, assure de son côté, une source au syndicat Alliance. L'homme aurait été abattu pour une histoire de dette qu'il n'aurait pas réglée.» Selon une autre source proche de l'enquête, le réglement de compte aurait eu lieu sur fond d'affaires liées au «trafic de stupéfiants».

Le maire de Lomme «extrêmement inquiet»

Interrogé par 20 Minutes, Roger Vicot, le maire (PS) de Lomme et ancien adjoint à la Sécurité à Lille, s'est dit «extrêmement inquiet de l'aggravation de ce type de violences».

«On voit que l'utilisation d'armes à feu est de plus en plus fréquente. Le problème, c'est d'empêcher la reconstitution des réseaux démantelés», a-t-il également indiqué.