Un bourg breton vote pour ou contre la restauration de son église

avec AFP

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Les habitants d'un bourg breton de 2.600 habitants, Plouagat (Côtes-d'Armor), sont appelés aux urnes dimanche pour décider s'il convient ou non d'engager d'importants frais pour restaurer l'église locale, menacée d'effondrement, a-t-on appris auprès de la municipalité.

«Les premières estimations pour les travaux vont de 1,1 à 1,5 million d'euros. C'est une somme importante, qui se traduira soit par plus d'impôts, soit par d'autres équipements en moins. Il est normal que les gens puissent se prononcer», a indiqué à l'AFP Daniel Turban, adjoint au maire Paul Kervarec (DVG).

Composée d'éléments datant des XVe et XVIIIe siècles et d'un clocher achevé en 1879, l'église Saint-Pierre de Plouagat a été fermée en 2012 par arrêté municipal, «en accord avec l'évêché», en raison de risques d'effondrement. «La toiture et la charpente poussent sur les murs et de grandes fissures se sont formées», précise M. Turban. Les services religieux sont depuis lors assurés dans les communes voisines.

Le résultat du référendum décisionnel local, organisé en vertu d'une loi organique de 2003 et supervisé par la préfecture des Côtes-d'Armor, s'imposera légalement au conseil municipal si un quorum de 50% des inscrits, au nombre de 2.016 à Plouagat, est atteint.

«Il y a de fortes chances qu'il le soit : vers 11H00, la participation était déjà d'environ 30%», a estimé M. Turban. «Mais même à 40-45% de participation, le résultat sera un indicateur fort de la volonté de la population», a-t-il ajouté.

La commune de Plouagat, située entre Saint-Brieuc et Guingamp, n'en est pas à son coup d'essai en termes de démocratie directe. «Dans les années 1980, une consultation avait été organisée au sujet d'un éventuel remembrement, qui avait finalement été rejeté», évoque l'élu.