Trafic présumé de viande: 3.000 chevaux concernés

ALIMENTATION Le parquet de Marseille a indiqué que 3.000 chevaux auraient été abattus...

avec AFP

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Barquette de viande hachée.
Barquette de viande hachée. — NIKO / SIPA

Le trafic présumé de viande de cheval récemment mis au jour porte sur quelque 3.000 chevaux abattus sur une période maximum des trois dernières années, a indiqué vendredi à l'AFP le parquet de Marseille, pour la zone qui le concerne. «On estime à 3.000 le nombre de chevaux exportés par la filière mise en cause», a déclaré le procureur Brice Robin, qui a précisé que le pôle santé de Marseille, qui couvre les régions Paca, Languedoc-Roussillon et Rhône-Alpes, a ouvert fin juin une information judiciaire.

Une filière avec la Belgique

«On estime à 3.000 le nombre de chevaux exportés par la filière mise en cause», a déclaré le procureur Brice Robin, qui a précisé que le pôle santé de Marseille, qui couvre les régions Paca, Languedoc-Roussillon et Rhône-Alpes, a ouvert fin juin une information judiciaire. «C'est une filière avec la Belgique», a-t-il précisé, ajoutant que «les chevaux proviennent apparemment de Hollande, de Belgique, de France, d'Espagne». «Il y a des irrégularités qui ont été constatées», notamment «sur les documents d'identification des chevaux qui étaient présentés à l'abattoir», a ajouté le procureur. «La traçabilité a été volontairement occultée, puisque souvent les chevaux possèdent deux identités différentes», a-t-il indiqué.

Dans la région, les abattoirs de Pézenas (Hérault) et d'Alès» (Gard) seraient concernés, a-t-il poursuivi. Selon une source proche de l'enquête, il s'agit de chevaux de toutes catégories (de trait, de sport, de courses...), jugés impropres à la consommation.