Retraites: Le gouvernement «travaille à l’hypothèse» d’une hausse de la CSG, selon la CGT

avec AFP

— 

Le secrétaire général de la CGT Thierry Lepaon, à Matignon, le 26 août 2013.
Le secrétaire général de la CGT Thierry Lepaon, à Matignon, le 26 août 2013. — BERTRAND GUAY / AFP

La CGT a affirmé ce lundi que la hausse de la CSG pour financer les retraites n'était pas écartée par le gouvernement qui «travaille» à cette «hypothèse» comme à d'autres, à l'issue d'une rencontre avec le Premier ministre Jean-Marc Ayrault.

Interrogé sur une éventuelle augmentation de la CSG, Thierry Lepaon, secrétaire général de la CGT, a répondu: «non, cette mesure n'est pas écartée, le gouvernement travaille sur une hypothèse d'augmentation de la CSG». «C'est une hypothèse, ça reste une hypothèse. Depuis le début, ca reste une hypothèse du gouvernement», a-t-il répété.

«Une stratégie d’essaimage»

Au sujet d'une hausse des cotisations salariales et patronales: «la question a été évoquée, en plus, à côté ou à la place de (la CSG, ndlr). Les arbitrages ne sont pas faits», a précisé le responsable de la CGT.

«J'avais dit une précédente fois qu'il y avait une stratégie d'essaimage. Il peut y avoir plusieurs mesures qui viennent s'adosser les unes aux autres et donc ne pas y avoir une réforme d'ampleur comme le gouvernement l'a annoncé précédemment», a-t-il poursuivi.

Quoi qu'il en soit, «il y en aura pour tout le monde. Il y en aura pour les retraités, il y en aura pour les salariés, et il y en aura aussi en terme de pouvoir d'achat», a ajouté Thierry Lepaon.

Pas de remise en cause de l’âge légal de départ

Selon lui, la question de la pénibilité sera abordée par la réforme, même si on ne connait pas les principes retenus. Elle s'attaquera aussi à l'égalité entre les hommes et les femmes ou à la prise en compte des années d'études.

A tour de rôle, huit syndicats (CFDT, CGT, CFTC, CFE-CGC, Solidaires, FO, Unsa et FSU) et trois organisations patronales (CGPME, Medef et UPA) défilent lundi et mardi à Matignon pour l'ultime étape de la concertation sur les retraites.

Le Premier ministre a souhaité les rencontrer une dernière fois pour recueillir leurs avis, avant d'affiner les contours de son projet de loi qui doit être présenté dans les prochains jours. Dimanche soir, il a confirmé sur France 2 que l'âge légal de départ à la retraite, fixé à 62 ans par la réforme contestée de Nicolas Sarkozy en 2010, ne bougerait pas. Une «réunion de travail» des ministres concernés par la réforme doit se tenir mardi en fin de journée à Matignon, selon une source gouvernementale.