Un incendie d'une maison de retraite fait au moins trois morts en Isère

DRAME Une quatrième personne se trouve dans un état critique...

20 Minutes avec AFP
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Les pompiers lors de leur interventions à La Terrasse (Isère) le 23 août 2013.
Les pompiers lors de leur interventions à La Terrasse (Isère) le 23 août 2013. — CYRIL VILLEMAIN/20 MINUTES

L'origine du sinistre était inconnue vendredi soir. Un incendie dans une maison de retraite a provoqué le mort de trois personnes, deux femmes et un homme âgés de plus de 80 ans, à La Terrasse, en Isère. Le bilan pourrait toutefois s'alourdir, un quatrième pensionnaire, en arrêt cardio-respiratoire, se trouvait toujours entre la vie et la mort dans la nuit. Son pronostic vital est engagé et «il se trouve en état d'urgence absolue», a déclaré vendredi soir lors d'un point de presse Bruno Charlot, sous-préfet, présent sur les lieux du sinistre.

L'incendie s'est déclaré aux environs de 21H00 dans la maison de retraite Les Solambres, un établissement situé en plein centre de La Terrasse, une localité de 2.500 habitants à une trentaine de kilomètres de Grenoble. Selon la préfecture de l'Isère, le feu serait parti, pour une raison inconnue, de la chambre d'un des résidents de l'établissement. Cette chambre, aux vitres explosées et aux murs totalement noircis était visible depuis la rue du village sur laquelle elle donnait.

La ministre  déléguée en charge des personnes âgées, Michèle Delaunay, a salué ce samedi  à La Terrasse (Isère) la mobilisation du personnel, des secours et des  habitants. «Cela fait du bien dans ces épreuves de retrouver cette  mobilisation, a-t-elle déclaré. Les faits de ce  genre sont peu nombreux.»

Le dispositif coupe-feu a fonctionné

Prévenu par l'alarme d'une chambre, le personnel de l'établissement, qui accueillait 82 pensionnaires pour la plupart très âgés et pour certains grabataires, selon un médecin du Samu, a pu immédiatement se porter au secours des résidents et prévenir les secours.

Le dispositif coupe-feu de l'établissement, construit à la fin des années 1990, a parfaitement fonctionné, selon M. Charlot, permettant de limiter la propagation du sinistre. Dès l'alerte donnée, entre 150 et 200 membres des services de secours, pompiers, gendarmes et personnel du Samu 38, se sont rendus sur les lieux pour combattre l'incendie et procéder à l'évacuation des résidents. A l'apparition des flammes, plusieurs habitants du village s'étaient également portés spontanément à l'aide du personnel de la maison de retraite.

«Solidarité extraordinaire»

Jean-Marc Deutsch, adjoint au maire des Terrasses, évoque "une solidarité extraordinaire qui a permis de limiter les dégâts". «De nombreux jeunes sont rentrés dans l'établissement pour commencer à évacuer les résidents», a-t-il raconté à l'AFP. «Nous les avons installés sur des chaises puis dirigés vers la salle communale», a ajouté Myriam Koudlanski, qui habite à quelques mètres de la maison de retraite.

Au total, une cinquantaine de pensionnaires ont été évacués et hébergés provisoirement dans une salle communale, avant d'être acheminés pour certains vers d'autres établissements de soins de la région. Les autres devaient réintégrer dans la nuit un bâtiment de la maison de retraite non touché par les flammes, où une trentaine de résidents avaient pu être maintenus durant l'incendie.Le sinistre a été circonscrit vers 22H45.

Le bilan de cet incendie est le plus lourd enregistré dans un établissement de ce type depuis celui qui avait fait 6 morts, exclusivement des femmes, et 13 blessés en décembre 2011 dans une maison de retraite de Marseille.