Une vague de vandalisme frappe les locaux du PS à Paris

Jérôme Comin

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La permanence du PS dans le 20e arrondissement de Paris a été vandalisée dans la nuit du 20 au 21 août 2013.
La permanence du PS dans le 20e arrondissement de Paris a été vandalisée dans la nuit du 20 au 21 août 2013. — DR

Et ça continue encore et encore, et ce n’est pas qu’un début, les socialistes sont d’accord. Dans la nuit de mardi à mercredi, trois nouveaux locaux du Parti socialiste ont été vandalisés dans les 3e, 10e et 20e arrondissements de Paris. Le mot «Fachos» ainsi que le symbole des anarchistes (la lettre A entourée d’un cercle), ont été tagués sur la façade du local située dans le 3e et la serrure a été remplie de mastic, précise-t-on du côté de la mairie PS de cet arrondissement.

Une plainte déposée dans l’après-midi

«Il s’agit d’un acte scandaleux et inadmissible dans une démocratie, a déclaré dans un communiqué Pierre Aidenbaum, maire du 3e. Les socialistes en général et les militants du 3e en particulier ne se laisseront pas intimider par des méthodes fascistes de quelques imbéciles retardés.» L’édile précise d’ailleurs qu’une plainte sera déposée dans l’après-midi.

De son côté, le maire du 10e arrondissement, Rémi Féraud, se désole de ce nouvel acte de vandalisme. «Depuis un an, ça commence à faire beaucoup, une bonne moitié des arrondissements ont été touchés avec une répétition notable dans le 4e arrondissement», explique le premier secrétaire de la fédération socialiste de Paris. «Il est fort probable qu’il s’agisse à chaque fois des mêmes auteurs», ajoute Frédérique Calandra dans un communiqué, maire du 20e arrondissement.

Car si le 28 juillet la permanence du 12e arrondissement, située sur l’avenue Daumesnil,  a été dégradée par un homme de 42 ans, qualifié de «déséquilibré» par la police, qui avait brisé neuf vitres du local, les autres actes de vandalismes semblent avoir une portée plus politique. «C’est souvent le fait de personnes issues de l’extrême gauche ou de l’extrême droite qui se manifestent ainsi sur des sujets précis comme l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes ou le mariage pour tous, estime Rémi Féraud. Ca ne nous inquiète pas encore mais cela nous met en colère d’autant que je constate que l’UMP ne condamne jamais ces actes de vandalisme alors Bertrand Delanoë l’a systématiquement fait quand cela est arrivé dans une permanence de droite.»

Surveillance renforcée

Depuis le début de l’année, ces nombreuses dégradations ont poussé la mairie de Paris à mettre en place une surveillance particulière des permanences du Parti socialiste.  Le maire de la capitale, Bertrand Delanoë a par ailleurs condamné ces actes affirmant dans un communiqué que «ces agressions contre des lieux d’expression et de vie démocratique sont inacceptables».