Hénin-Beaumont: Gérard Dalongeville fait appel de sa condamnation à quatre ans de prison

JUSTICE Dont trois ans ferme et 50.000 euros d'amende...

M.P. avec Olivier Aballain à Lille.

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Béthune, le 27 mai 2013. Ouverture du procès de l'ancien maire de Hénin-Beaumont, Gérard Dalongeville. Ce dernier est jugé pour détournement de fonds publics, faux et usage de faux, favoritisme et corruption. ici Gérard Dalongeville lors de son arrivée au tribunal.
Béthune, le 27 mai 2013. Ouverture du procès de l'ancien maire de Hénin-Beaumont, Gérard Dalongeville. Ce dernier est jugé pour détournement de fonds publics, faux et usage de faux, favoritisme et corruption. ici Gérard Dalongeville lors de son arrivée au tribunal. — M.LIBERT/20 MINUTES

L'ex-maire socialiste d'Hénin-Beaumont Gérard Dalongeville a été condamné à quatre ans de prison, dont trois ferme. Il a aussi été condamné à 50.000 euros d'amende et cinq ans d'inéligibilité. En juin dernier, il avait comparu aux côtés de vingt autre prévenus pour 18 détournements de fonds publics, 11 délits de favoritisme, 6 usages de faux et une corruption passive, entre 2006 et 2009 lorsqu'il était maire de la ville.

Fausses factures

Le tribunal correctionnel de Béthune s'est montré plus ferme que le ministère public, qui avait requis quatre ans de prison, dont deux ferme et  50.000 euros d'amende. L'avocat de l'ex-socialiste, qui a effectué près de neuf mois de détention provisoire, a annoncé ce lundi qu'il fait appel de ce jugement, qui est suspensif. «C'est un jugement délirant, a déclaré Me Francis Terquem. On veut ainsi forcer Gérard Dalongeville à cesser de mettre en cause le parquet de Béthune à travers ses relations avec le Parti socialiste.» L'avocat précisait d'ailleurs en mai dernier que le procès n’était pas dissociable des enquêtes en cours sur le financement du Parti socialiste dans le Pas-de-Calais.

La justice soupçonnait Gérard Dalongeville d'avoir mis en place -avec son ancien premier adjoint chargé des finances de 2001 à 2008, Claude Chopin, et un homme d'affaires, Guy Mollet, également renvoyés- un système de fausses factures entre 2006 et avril 2009, au bénéfice de sociétés qui n'ont jamais honoré les prestations correspondantes.