Pas-de-Calais: Première nuit calme à Avion depuis mardi

FAITS DIVERS La nuit de vendredi à samedi a été «très calme» à Avion (Pas-de-Calais)...

avec AFP

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La nuit de vendredi à samedi a été "très calme" à Avion (Pas-de-Calais), commune du bassin minier secouée par des troubles depuis un accident de la circulation mardi, a-t-on appris samedi auprès de la préfecture du Pas-de-Calais. 
La nuit de vendredi à samedi a été "très calme" à Avion (Pas-de-Calais), commune du bassin minier secouée par des troubles depuis un accident de la circulation mardi, a-t-on appris samedi auprès de la préfecture du Pas-de-Calais.  — Philippe Huguen AFP

La nuit de vendredi à samedi a été «très calme» à Avion (Pas-de-Calais), commune du bassin minier secouée par des troubles depuis un accident de la circulation mardi, a-t-on appris samedi auprès de la préfecture du Pas-de-Calais.

«La nuit a été totalement calme. Rien à signaler, aucun incendie, aucun incident, quelques rassemblements de jeunes ici ou là, mais aucune espèce de volonté de confrontation avec les forces de l'ordre, aucune provocation», a déclaré Catherine Séguin, directrice de cabinet du préfet. C'est la «première nuit très tranquille depuis mardi (...). C'est plutôt très encourageant», mais la «vigilance reste de mise», a-t-elle poursuivi.

«Des rumeurs de propos hostiles tenus par un policier»

Le dispositif de sécurisation, qui avait été renforcé pour prévenir tout risque de trouble à l'ordre public, «a pu être levé autour de 3h du matin et se voir substituer un dispositif de surveillance plus allégé», a précisé Séguin. Il sera maintenu dans la nuit de samedi à dimanche, avec pour objectif «un retour à la vie normale dans les plus brefs délais», a-t-elle indiqué.

Le maire communiste d'Avion, Jean-Marc Tellier, avait lancé vendredi un appel au calme, qui semble avoir été «assez entendu», et «fait du porte à porte en première partie de soirée», selon Séguin. Les violences urbaines étaient parties d'un accident de la circulation mardi en fin d'après-midi, dans lequel un jeune du quartier qui roulait à vive allure en scooter avait été grièvement blessé, même si ses jours ne sont pas en danger.

Des «rumeurs» - non avérées ou prouvées jusque là - celle d'une prise en chasse du scooter par la police et celle de propos hostiles tenus par un policier, avaient conduit à l'embrasement du quartier République, d'ordinaire calme. Au total, huit personnes ont été interpellées depuis le début des troubles, dont quatre en lien direct avec les violences urbaines, a rappelé Séguin.