Meurtre à Marseille: Le marginal interné est le principal suspect

ENQUÊTE ais il est «très prématuré de dire que c'est le mis en cause», a indiqué le parquet...

avec AFP

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Quatre personnes étaient mardi matin en garde à vue dans le cadre d'une enquête sur un trafic d'armes au cours de laquelle un kilo d'explosifs ont été saisis la veille à Paris.
Quatre personnes étaient mardi matin en garde à vue dans le cadre d'une enquête sur un trafic d'armes au cours de laquelle un kilo d'explosifs ont été saisis la veille à Paris. — Martin Bureau AFP

Le marginal interpellé puis interné après la mort d'un étudiant poignardé vendredi dans le centre de Marseille, était «présent sur les lieux, il est le principal suspect» mais il est «très prématuré de dire que c'est le mis en cause», a-t-on appris ce dimanche du parquet.

Agé de 41 ans, l'homme interpellé, souffrant de troubles psychiatriques, «fait l'objet d'un placement sous contrainte en milieu médical», son état ayant été jugé incompatible avec un placement en garde à vue, a précisé Jean-Jacques Fagni, procureur-adjoint de la République de Marseille lors d'une conférence de presse. Sur les caméras de vidéo-surveillance, «on ne voit pas la scène, on ne les voit jamais l'un en présence de l'autre», a précisé Jean-Jacques Fagni, soulignant qu'il était donc «très prématuré» de dire que ce quadragénaire était «le mis en cause».

Vols et violences

Connu des services de police pour des affaires de vols et de violences, l'individu, interpellé samedi soir, tenait des propos incohérents et le dialogue n'a pas été possible. «Dès lors que son état aura évolué positivement, il est certain que les services de police iront le récupérer et que le parquet demandera à ce qu'il soit placé en garde à vue et entendu de manière précise sur les faits», a ajouté Jean-Jacques Fagni. Aucun témoin direct n'a assisté aux faits.

Après l'agression, la victime, Jérémie Labrousse, un étudiant à l'école de management Euromed originaire des Vosges, a juste eu le temps de se réfugier avec sa plaie au cou dans un snack boulevard d'Athènes (1er arrondissement), où il a pu décliner son identité avant de tomber dans le coma. L'étudiant, qui avait perdu beaucoup de sang, a succombé à ses blessures dimanche en fin de matinée à l'hôpital Nord.

Son portable, qui n'avait pas été retrouvé à proximité vendredi soir, a été géolocalisé dans le nord de Marseille, avant d'être désactivé, a précisé M. Fagni, qui a émis l'hypothèse d'un «vol de portable d'opportunité», un tiers ayant pu découvrir le téléphone au sol après l'agression. La police a lancé un appel à témoins, a annoncé lors de la conférence de presse la directrice-adjointe de la Sécurité publique des Bouches-du-Rhône, Martine Coudert.