Bijoux volés au Carlton de Cannes: L'assurance devrait jouer selon un spécialiste

avec AFP

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Les 136 millions de dollars (plus de 100 millions d'euros) de diamants et bijoux volés au Carlton dimanche devraient être pris en charge par l'assurance de la maison Leviev, organisatrice de l'exposition-vente, selon Jacques Lemoine, un spécialiste du secteur contacté par l'AFP mardi.

«C'est normalement le propriétaire des oeuvres de bijouterie qui prend un contrat d'assurance pour couvrir une exposition de ce type. Soit il prend un contrat d'assurance spécifique pour l'exposition, soit son contrat a été étendu aux pierres précieuses présentées à l'occasion de cette exposition», a expliqué M. Lemoine, directeur du département «Fine Arts» du courtier Gras Savoye.

Assuré auprès du britannique Lloyd's

Peu d'assureurs français prennent en charge le segment spécifique des bijoux. La maison Leviev s'est d'ailleurs assurée auprès du britannique Lloyd's, selon des sources proches du dossier.

«Ce sont des contrats spécifiques pour les joailliers, qui ensuite sont personnalisés en fonction de la valeur des bijoux présentés, et/ou de leur nature intrinsèque», a précisé Jacques Lemoine.

«C'est dans le contrat d'assurance qu'ont été précisés les mécanismes de sécurité à mettre en oeuvre pour protéger ces pièces d'exception. Les assureurs prennent quelquefois des garanties en imposant des systèmes de protection et de prévention particuliers, en fonction de la nature de ce qui est présenté. Ainsi, ils peuvent imposer des protections mécaniques comme des vitrines avec des verres sécurisés, ou des systèmes d'alarme, des gardes, ou du personnel de surveillance....», a-t-il expliqué.

Sans effraction

Alors que l'auteur du vol est entré sans effraction par une porte-fenêtre -- censée être verrouillée -- du salon d'exposition, l'assurance devrait tout de même jouer, estime M. Lemoine: «A priori, comme c'est un vol à main armée, l'assurance devrait être engagée. Après, il faut voir les détails du contrat proprement dit».

Pour des sommes de cette ampleur, il n'est pas rare que l'assureur mène sa propre enquête.