Train, avion, voiture: Existe-t-il des places plus sûres que les autres?

ACCIDENT Les récents accidents de transports des derniers mois poussent à s’interroger. «20 Minutes» vous donne quelques pistes...

Aude Massiot

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Des passagers à l'intérieur d'un avion de ligne
Des passagers à l'intérieur d'un avion de ligne — PIERANGELI/SIPA

Les récents accidents de trains et d'avions l'ont une nouvelle fois démontré: les transports sûrs à 100% n'existent pas. Mais y a-t-il toutefois des places moins exposées que d'autres? Eléments de réponse.

Dans une voiture

La place la plus sûre est le siège du milieu situé à l’arrière du véhicule. Les risques de blessures graves ou de décès sont 25% inférieurs aux places situées près des fenêtres. Souvent plus inconfortable, ce siège a l’avantage d’être situé à une plus grande distance des différents points d’impact possibles lors d’une collision. C’est l’une des conclusions de chercheurs de l’Université de Buffalo. Ces résultats ne sont valables que dans la mesure où le siège est équipé d’une ceinture de sécurité complète, et non pas seulement d’une ceinture abdominale.

En revanche, la place du conducteur et de son passager, cyniquement appelée «place du mort», sont les plus dangereuses avec des risques supérieures de 56 à 86% d’après ces experts américains.

Dans un train

Avant tout, il est important de préciser que voyager en train ou en avion reste 20 fois moins dangereux que de voyager en automobile, selon l’European Transport Safety Council. Et ce malgré la série de catastrophes survenues ce mois-ci avec plus de 50 décès au Québec, six à Brétigny-sur-Orge en France ou encore 80 morts ce mercredi en Espagne.

Même si la nature de l’accident est à chaque fois différente, les catastrophes les plus courantes restent les collisions, aux passages à niveau ou avec d’autres trains. Résultat: les voitures situées à l’arrière du train sont en théorie les plus sûres en cas d’accidents.

Dans un avion

«Il n’y a pas de place plus sûre que les autres dans un avion. Tout dépend de la façon dont l’accident a lieu, affirme Gérald Feldzer, ancien commandant de bord chez Air France. Par exemple, lors du crash du 6 juillet dernier à San Francisco, l’avion s’est tapé la queue.» En effet, les deux seules victimes qui ont péri lors de cet accident étaient placées à l’arrière de l’appareil. Pour lui, le principal reste de ne pas paniquer et de suivre activement les instructions des membres de l’équipage: «C’est dans les bousculades que périssent le plus souvent les victimes.»

Pour le professeur Ed Galea, directeur du Fire Safety Engineering Group à l’université de Greenwich, il serait possible de survivre à 90% des accidents aériens. Et pour cela, le plus important est d’optimiser la situation dans laquelle on se trouve dans l’appareil. A partir d’études menées sur 105 passagers ayant connu des accidents, son équipe a déduit que les personnes situées à sept rangées maximum des issues de secours ont plus de chances de sortir vivantes de l’appareil accidenté.

Si la différence est minime, selon le spécialiste des évacuations d’urgence, il n’en reste pas moins que les sièges situés derrière les ailes seraient moins exposés en cas de crash.