Valls annonce la dissolution de deux groupes d'extrême droite, qui déposent un recours en référé

JUSTICE Ces deux groupuscules sont les Jeunesses nationalistes et l'Oeuvre française...

E.O. avec AFP

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Manuel Valls, le 14 juillet 2013 à Paris.
Manuel Valls, le 14 juillet 2013 à Paris. — ALLARD-POOL/SIPA/SIPA

L'Oeuvre française et les Jeunesses nationalistes ont annoncé mercredi soir déposer «un recours en référé suspensif devant le Conseil d'État», afin d'obtenir l'annulation de leur dissolution sur décret présidentiel, annoncée par Manuel Valls plus tôt dans la journée.

Le ministre de l'Intérieur avait annoncé cette décision à l'issue du conseil des ministres, soulignéant que l'Oeuvre française était une« association qui propage une idéologie xénophobe et antisémite, des thèses racistes et négationnistes, qui exalte la collaboration et le régime de Vichy, et qui rend des hommages réguliers au maréchal Pétain, à Brazillac ou à Mauras». JN «propage, elle aussi, la haine et la violence».

Trois groupes dissous le 10 juillet

Les Jeunesses nationalistes ont été créées par Alexandre Gabriac, qui avait été exclu du Front national en 2011 après la diffusion d'une photo le montrant faire le salut nazi. Le jeune homme, conseiller régional de Rhône-Alpes, a immédiatement réagi sur Twitter , indiquant que «croire que dissoudre avec un bout de papier nos "assos" stoppera notre détermination et notre avancée relève du fantasme». «L'avenir est à nous», écrit-il encore qualifiant l'Etat d'«illégitime».

Les groupes d'extrême droite «Troisième voie» et «Jeunesses nationalistes révolutionnaires», ainsi que que l'association «Envie de rêver», avaient déjà été dissous le 10 juillet. Des sympathisants de ces structures avaient été impliqués dans la mort de Clément Méric, le 5 juin.