Patron du Girelier à Saint-Tropez: «Quand Chirac arrivait, le restau se remplissait en trois minutes!»

Vincent Vantighem

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Une vue aérienne de Saint-Tropez.
Une vue aérienne de Saint-Tropez. — ALAIN ROBERT/APERCU/SIPA

Depuis ce mardi matin, on ne lui parle que de ça. Du coup, Aimé Stoesser est allé acheter le Parisien pour lire l’article qui explique que Jacques Chirac ne viendra pas à Saint-Tropez (Var) cet été. Les années précédentes, le patron du Girelier avait pris l’habitude d’accueillir l’ancien président deux fois par jour. Il raconte à 20 Minutes les vacances de Chirac…

L’ancien président ne viendra pas à Saint-Tropez cet été. Ca vous attriste?

Ah oui, il va nous manquer, c’est clair! Il avait l’habitude d’arriver dans la cité autour du 10 août. Je m’en rappelle bien puisque c’est l’anniversaire de mon fils.

C’est un client particulier?

Oui, il venait tout de même une à deux fois par jour. Quand il ne mangeait pas, il venait au moins prendre l’apéro chez nous. Il avait sa table réservée, juste en face des yachts. Celle que l’on voit le plus quand on se balade sur le port. Il aime le monde, il aime la foule, il adore Saint-Tropez.

Vous lui cuisiniez des choses en particulier?

Non. Ah si, une fois, on lui a préparé une tête de veau sauce gribiche pour le clin d’œil. Mais sinon, il mangeait ce qu’il y avait à la carte. Du foie gras, du saumon, des crevettes. A l’apéro, il aimait bien une bière fraîche les premières années où il venait. Mais dernièrement, il commandait un «pastis tomate», c’est un pastis dans lequel on met de la grenadine.

Officieusement, l’ancien chef d’Etat semble trop affaibli pour faire le déplacement…

C’est un homme âgé. Mais, contrairement à ce qui a été écrit partout, je ne suis pas sûr qu’il soit atteint de la maladie d’Alzheimer. A chaque fois qu’il venait, il me reconnaissait et on discutait. Il demandait aussi des nouvelles de la propriétaire du restaurant.

Son absence va-t-elle nuire à vos affaires?

Chirac ou pas, le mois d’août est généralement celui où on travaille le plus. Quand il arrivait, le restau se remplissait en trois minutes. Là, il faudra peut-être attendre un quart d’heure… C’est vrai que l’ancien Président générait souvent un attroupement autour de lui. Et puis, il y avait les paparazzis qui l’attendaient. Grâce à lui, des photos de mon établissement se sont retrouvés dans Voici ou Gala