Propos sur les gens du voyage et Hitler: Gilles Bourdouleix dénonce un «bidouillage»

POLITIQUE Le député-maire de Cholet assure que c'est un «petit merdeux de journaliste» qui a procédé à un «montage scandaleux»...

avec AFP

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Gilles Bourdouleix, à droite, avec Jean-Louis Borloo, le 23 juin 2011.
Gilles Bourdouleix, à droite, avec Jean-Louis Borloo, le 23 juin 2011. — FRANK PERRY / AFP

Le député-maire UDI de Cholet Gilles Bourdouleix a affirmé ce lundi à l'AFP que l'enregistrement de ses propos évoquant Hitler et les gens du voyage, mis en ligne par Le Courrier de l'Ouest, avait été «manipulé» et constituait «un bidouillage».

Selon le quotidien, Gilles Bourdouleix a estimé dimanche, à propos des gens du voyage, que «Hitler n'en a peut-être pas tué assez», alors qu'il se trouvait sur un campement de 150 caravanes installé sur un terrain privé de sa commune.

«Ce n'est pas moi qui ai fait référence à Hitler»

Qualifiant l'enregistrement de «règlement de compte», l'élu a expliqué que le journaliste, après coup, «a bidouillé un enregistrement», dans lequel il y a «des coupures», «en me faisant dire des propos que lui-même venait de me dire et que j'ai répétés, étonné, qui ne correspondaient pas à ce que j'avais dit», a assuré Gilles Bourdouleix ce lundi en milieu d'après-midi.

L'élu a expliqué avoir marmonné, dans le campement, «que si c'était Hitler, il les tuerait ici, l'air de dire ils ont de la chance que je ne sois pas Hitler». «Le journaliste se rapproche, dit "quoi? Hitler en a pas tué assez?" Je répète sa phrase étonné et j'embraye après. Tout ça est un montage scandaleux», a poursuivi le député-maire.

«Ce n'est pas moi qui ai fait référence à Hitler, ce sont les gens du voyage qui m'ont traité d'Hitler en me faisant le signe nazi», a également assuré Gilles Bourdouleix. «On traite un élu d'Hitler, ça ne choque personne, ni M. Borloo ni personne», a-t-il regretté. Il a indiqué qu'il maintenait sa plainte contre le journal pour diffamation, atteinte à l'honneur et à l'image.

Il envisage de «dire salut et d'aller gagner (s)a vie ailleurs»

Interrogé sur la saisie par Jean-Louis Borloo, président de l'UDI, de la direction du parti à la suite de ces propos, Gilles Bourdouleix a répondu: «Je m'en fous totalement: mes propos sont des propos manipulés par un journaliste avec l'aval de sa rédaction en chef.»

«C'est David contre Goliath là-dedans», a estimé l'élu, qui «envisage de dire salut et d'aller gagner (s)a vie ailleurs». «Je ne vais pas passer ma vie à me justifier par rapport à des bidouillages d'un petit merdeux de journaliste», a-t-il ajouté, en précisant toutefois qu'il n'allait pas démissionner.

«J'ai le témoignage enregistré d'un autre journaliste du Courrier de l'Ouest qui m'a dit que c'était un bidouillage de sa rédaction en chef qui avait voulu me nuire», a-t-il également indiqué, sans vouloir communiquer cet enregistrement.

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