Centrale de Moulins: reddition du détenu qui avait pris un gardien en otage

FAIT DIVERS Le détenu qui avait pris un gardien en otage samedi matin s'est rendu en début d'après-midi...

avec AFP

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Les deux détenus évadés dimanche de la centrale de Moulins ont été interpellés par une brigade anti-criminalité soutenue par des effectifs locaux mardi peu avant 06H00 sur l'autoroute A86, près de Créteil (Val-de-Marne)
Les deux détenus évadés dimanche de la centrale de Moulins ont été interpellés par une brigade anti-criminalité soutenue par des effectifs locaux mardi peu avant 06H00 sur l'autoroute A86, près de Créteil (Val-de-Marne) — Thierry Zoccolan AFP

Le détenu de la centrale de Moulins-Yzeure (Allier) qui avait pris un surveillant en otage ce samedi matin, sous la menace d'une arme, s'est rendu en début d'après-midi, a-t-on appris de sources syndicales.

Le surveillant, encore stagiaire, n'a pas été blessé,ont précisé les mêmes sources.

Soupçon de tentative d'évasion

Interrogée par l'AFP, la direction de la centrale a refusé de donner des précisions sur les circonstances et le déroulement de la prise d'otage.

Le détenu venait d'être transféré du centre de détention de Roanne (Loire), où il était soupçonné de préparer une tentative d'évasion.

Couteau de cuisine

Il avait pris le gardien pris en otage vers 8h30 ce samedi matin sous la menace d'un couteau de cuisine, transformé en poinçon, placé sous la gorge du surveillant, selon James Vergnaud, du syndicat FO Pénitentiaire.

L'homme demandait son transfèrement dans un autre établissement et réclamait de pouvoir s'entretenir avec son épouse, arguant de problèmes familiaux, a-t-il précisé.

Négociation avec le RAID

Alors que des forces des équipes régionales d'intervention et de sécurisation (ERIS) de l'administration pénitentiaire et du GIPN avaient pris position en fin de matinée dans la centrale, une négociation s'est engagée avec un capitaine du RAID.

Vers 14h, le détenu a finalement libéré son otage et a accepté de se rendre sans violence. Il a été placé en garde à vue, ont précisé les mêmes sources.

Un précédent

Le 9 juillet, un détenu de la prison de Saint-Quentin-Fallavier (Isère) avait retenu de force une jeune élève surveillante dans une cellule, la menaçant avec une lame de rasoir avant de la libérer.

James Vergnaud a déploré cette succession de prise d'otages, dénonçant l'article 57 de la loi pénitentiaire de novembre 2009 qui interdit la fouilles des détenus et «qui leur permet de disposer d'armes à l'intérieur des prisons».