Accident de train à Brétigny: Quatre plaintes recensées pour vol

JUSTICE Après le déraillement du train vendredi dernier...

avec AFP

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Un train a déraillé à Bretigny-sur-Orge le 12 juillet 2013.
Un train a déraillé à Bretigny-sur-Orge le 12 juillet 2013. — KENZO TRIBOUILLARD / AFP

Quatre plaintes ont été recensées pour des faits de vol après le déraillement du TER Paris-Limoges vendredi dernier, a annoncé ce vendredi le parquet.Outre la plainte d'un médecin urgentiste victime du vol de son portable, le 12 juillet et pour laquelle une enquête du chef de vol en réunion et avec violences a été ouverte, «une enquête distincte est diligentée sur la commission de faits de vols, commis lors de l'évacuation des blessés par la Sûreté départementale de l'Essonne», a indiqué le parquet. Trois plaintes ont déjà été recueillies.

C’est le syndicat de police Alliance qui, le premier, avait évoqué la présence d'un groupe de jeunes «qui semblent porter secours aux victimes» mais qui, selon les policiers présents, auraient été «présents pour dépouiller les victimes et notamment les premiers cadavres». Mais samedi, les équipes de la Croix-Rouge et du Samu qui sont intervenues avaient, elles, contredit cette information et expliqué ne pas avoir été gênées dans leur travail par les badauds et ne pas avoir vu de pillage.

Différentes versions des événements

La polémique s'est poursuivie les jours qui ont suivi l'accident. Jeudi, un rapport policier, révélé par Le Point et dont l'AFP a eu connaissance, faisait état de vols d'effets appartenant aux victimes de l'accident ferroviaire de Brétigny, qui n'avaient alors pas donné lieu à des plaintes dans l'Essonne.Les auteurs d'un document relatant l'intervention de la CRS 37 écrivaient qu'«à leur arrivée» ce 12 juillet, ses hommes «devaient repousser des individus, venus des quartiers voisins, qui gênaient la protection des véhicules de secours en leur jetant des projectiles».

«Certains de ces fauteurs de troubles avaient réussi à s'emparer d'effets personnels éparpillés sur le sol ou sur les victimes», poursuivaient les rédacteurs qui ne précisent pas l'heure d'arrivée des CRS ni s'ils ont assisté à ces vols ou s'ils ont recueilli des témoignages les accréditant.La préfecture de l'Essonne a démenti cette version des CRS. «Il n'y a pas eu de pillages massifs, c'est complètement faux», a déclaré une source proche de la préfecture à l'AFP.