En grève de la faim pour sa fille autiste

A. S.

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Des affiches dans les locaux parisiens de la «FuturoSchool», structure développée par l'association «Vaincre l'autisme», le 12 janvier 2012.
Des affiches dans les locaux parisiens de la «FuturoSchool», structure développée par l'association «Vaincre l'autisme», le 12 janvier 2012. — VINCENT WARTNER / 20 MINUTES

Jacqueline Tiarti, une habitante de Clamart (Hauts-de-Seine), observe depuis dix jours une grève de la faim pour que sa fille autiste Mélissa, 7 ans, obtienne un Sessad (Service d’éducation spéciale et de soins à domicile), un éducateur à domicile. Elle est sur liste d’attente depuis deux ans et demi, sans succès, indiquent plusieurs médias qui ont relayé son combat.

L’approche psychanalytique demeure privilégiée dans la prise en charge de l’autisme. Mais Jacqueline Tiarti rejette cette méthode. «Les enfants sont surmédicalisés et végètent toute la journée, alors qu’ils ont besoin d’être stimulés et de travailler leur autonomie», a-t-elle indiqué à Ouest-France.

Une allocation réduite de moitié

Pendant des années, Jacqueline Tiarti a eu recours à des psychologues libéraux formés aux méthodes comportementales, avec un «effet très bénéfique» (autour de 2.500 euros par mois). Or, l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH) a été réduite de moitié en décembre 2012, de 1.100 euros à 704 euros. «Aujourd’hui, elle ne peut plus financer les séances, et voit les progrès faits par sa fille s’estomper. Ses appels à la MDPH et à l’Agence régionale de santé sont pour l’instant restés lettre morte», indique Ouest-France.