Les bons gestes pour faire de l’autostop: «Il faut toujours montrer qu’on a le contrôle»

VACANCES Anick-Marie, auto-stoppeuse avertie, livre à «20 Minutes» ses quelques bons conseils pour éviter de tomber dans un traquenard…

William Molinié

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Des personnes font de l'auto-stop sur le périphérique extérieur, le 10 juillet 2009 à Paris.
Des personnes font de l'auto-stop sur le périphérique extérieur, le 10 juillet 2009 à Paris. — EMILIEN CANCET / AFP

Elle a déjà parcouru quelque 110.000 km en autostop, presque partout en Europe. Plus qu’une passion, c’est devenue une «culture de vie», une «façon de découvrir les pays». La Canadienne Anick-Marie Bouchard, 32 ans, se trouve actuellement en Bulgarie où elle participe à une course en vélo-solaire.

Elle a pris le temps, pour 20 Minutes, de livrer quelques bons conseils pour pratiquer l’autostop en toute sécurité.

«Kidnappée»

Anick-Marie a eu de la chance. Lors d’un périple en Allemagne, elle s’est fait une frayeur et raconte, notamment sur son blog, s’être fait «kidnappée» par un homme qui l’avait prise en auto-stop.

>> Retrouvez la carte interactive et notre série sur les crimes survenus sur les lieux de vacances...

«Depuis, j’en ai profité pour tirer des leçons. Ça peut arriver n’importe quand, pendant un moment de relâchement, explique-t-elle. Alors, ma tolérance est devenue moindre. Je réagis désormais plus promptement. Par exemple, quand je vois un homme trop insistant, je lui pose directement la question. “Tu m’as pris pour m’emmener à destination ou tu veux faire du sexe avec moi?” Poser la question évite la frustration et désamorce souvent la situation. Il faut toujours montrer qu’on a le contrôle.»

«Sinon je sors, raconte la jeune femme. Comme en Turquie. Je n’ai pas fait une seule journée sans partir d’une voiture.»

Préférer les déplacements en plein jour

«Il faut toujours demeurer très alerte. Eviter de boire de l’alcool la veille, ne pas prendre de drogue, bien dormir pour être en forme. Il faut être en possession de tous ses moyens et de ses capacités mentales pour réagir», conseille-t-elle.

Consciente qu’il y a des risques, elle explique que voyager seule, pour une fille, constitue un danger plus important. «Les statistiques parlent d’elles-mêmes», assure-t-elle. «Je ne vais pas vous dire qu’il ne faut pas le faire, puisque je le fais. En revanche, il ne faut pas se leurrer. Il y a des risques», poursuit-elle.

Il est préférable aussi, de «voyager le jour», «généralement aux heures d’entrée et de sortie de travail», conclut-elle.

Bonne route!