Catastrophe de Brétigny: Le bilan définitif est de six morts

Vincent Vantighem

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Le train accidenté en gare de Brétigny-sur-Orge (Essonne), le 12 juillet 2013.
Le train accidenté en gare de Brétigny-sur-Orge (Essonne), le 12 juillet 2013. — AP Photo/Sipa

L’impressionnante grue venue spécialement du Nord-Pas-de-Calais a mis du temps à manœuvrer. Finalement, peu avant 21h, samedi, elle a délivré les secouristes de l’angoisse de découvrir de nouveaux corps. «Nous venons d'assister à la levée de doutes. Nous sommes maintenant assurés qu'il n'y a pas de victimes supplémentaires, a indiqué Michel Fuzeau, le Préfet de l’Essonne. Le bilan devient définitif, avec six décédés. Il n'y a plus que 16 blessés hospitalisés.» Le pronostic vital est toutefois toujours engagé pour deux d’entre eux.

La grue a en effet soulevé la première voiture du train Intercités qui a déraillé vendredi en gare de Brétigny-sur-Orge (Essonne). Samedi soir, les experts et techniciens de la SNCF devaient encore relevés quatre wagons mais ils étaient moins endommagés que le premier et avaient déjà été fouillés totalement par les secouristes.

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Une éclisse à l’origine du drame?

En marge des recherches, les experts ont procédé, samedi, aux premières investigations, vite relayées sur place par Guillaume Pépy, le président de la SNCF. Si les trois enquêtes ouvertes vont bien sûr se poursuivre, il semble qu’une défaillance technique soit à l’origine du drame. En l’occurrence, un problème avec une éclisse. D’après Guillaume Pépy, c’est cette pièce de métal située dans l’aiguillage de la voie sur laquelle circulait le train qui aurait provoqué son déraillement.

L’éclisse qui s’est détachée «est venue se loger au centre de l’aiguillage et à cet endroit, elle a empêché le passage normal des roues du train et elle aurait provoqué le déraillement du train», a ainsi expliqué Pierre Izard, le directeur général des infrastructures de la SNCF après les premiers constats effectués dans la nuit de vendredi à samedi par la compagnie de chemins de fer, elle-même.

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«Pas un acte de malveillance», pense Valls

En déplacement au lac de Salagou, près de Celles (Hérault), Manuel Valls a affirmé samedi soir «ne pas avoir le sentiment» que le déraillement soit le fruit d’un acte de malveillance. «Nous n’avons pas ce sentiment, en effet. Mais, en m’exprimant sur le ce sujet, je donnerais le sentiment de devancer le travail qui va être long concernant cet accident et ses causes», a-t-il ajouté.

En marge d'une allocution à l'Elysée, François Hollande a rendu hommage aux secouristes et aussi aux anonymes qui ont participé aux opérations vendredi soir. «Il y a eu aussi des hommes et des femmes qui sont venus prêter assistance sans demander quoi que ce soit. C'est aussi cela qu'il convient de saluer.»

De son côté, Guillaume Pépy a indiqué que le trafic ne reprendrait sans doute pas sur cette ligne Paris-Limoges avant «au moins» le début de la semaine prochaine.