Déraillement mortel d'un train à Brétigny: Le bilan définitif est de six morts... La grue entre en action...

Vincent Vantighem

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Des enquêteurs de la police effectuent des recherches sur les lieux de l'accident ferroviaire à Brétigny-sur-Orge le 13 juillet 2013.
Des enquêteurs de la police effectuent des recherches sur les lieux de l'accident ferroviaire à Brétigny-sur-Orge le 13 juillet 2013. — Thibault Camus/AP/SIPA
21h00: Le bilan définitif est de six morts, selon le Préfet.
Le bilan de six morts dans l'accident ferroviaire à Brétigny-sur-Orge vendredi «devient définitif», aucune nouvelle victime n'ayant été découverte samedi après le levage d'une première voiture, a annoncé le préfet de l'Essonne, Michel Fuzeau. «Nous venons d'assister à la levée de doutes. Nous sommes maintenant assurés qu'il n'y a pas de victimes supplémentaires» et le bilan «devient définitif, avec six décédés. Il n' y a plus que 16 blessés hospitalisés ce soir», a-t-il indiqué.
20h36: Pas d'autre victime après le levage de la première voiture.
Le Préfet de L'Essonne, Michel Fuzeau, indique à l'AFP que les secouristes n'ont découvert aucune nouvelle victime après le levage de la première voiture par la grue de 700 tonnes. Il s'agissait de la voiture la plus endommagée par la catastrophe.
19h58: Le wagon est en train d'être accroché à la grue.
Des anneaux ont été placés sur le wagon le plus endommagé afin que la grue de 700 tonnes puisse le soulever. Ce wagon pèse environ 40 tonnes contre 700 tonnes sur la grue. Les débris de cette «voiture ferroviaire» doivent être déposés sur des wagons plats acheminés spécialement pour l'occasion.
19h26: La grue entre en action.
Les opérations impressionnantes de levage de la voiture la plus abîmée débutent à Brétigny. La grue de 700 tonnes commence son travail. Le président de la SNCF, Guillaume Pépy a indiqué un peu plus tôt dans l'aprés-midi que cette opération se faisait sous le contrôle des autorités judiciaires qui cherchent à savoir si d'autres victimes sont toujours ensevelies sous les décombres.
19h13: Valls n'a pas «le sentiment» qu'il s'agit d'un acte de malveillance.
Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, a affirmé samedi soir «ne pas avoir le sentiment» que le déraillement du train Paris-Limoges qui a tué au moins six personnes à Brétigny-sur-Orge (Essonne) vendredi, soit le fruit d'un acte de malveillance. Interrogé en marge d'un déplacement au lac de Salagou, près de Celles (Hérault), sur la possibilité que l'origine de l'accident soit un acte de malveillance, il a répondu qu'il «fallait attendre.

18h40: François Hollande rend hommage aux secouristes.
En marge d'une allocution à l'Elysée, François Hollande a rendu hommage aux secouristes et aussi aux anonymes qui ont participé aux opérations vendredi soir. «Il y a eu aussi des hommes et des femmes qui sont venus prêter assistance sans demander quoi que ce soit. C'est aussi cela qu'il convient de saluer.»
17h30: Le Parti de Gauche dénonce les «conséquences désastreuses» de la politique de libéralisation ferroviaire.
Au lendemain de la catastrophe ferroviaire, le Parti de Gauche a «exigé» samedi «que l'on se penche enfin sur les conséquences désastreuses de la politique ferroviaire de libéralisation menée ces dernières années» en France.
Pour la formation coprésidée par Jean-Luc Mélenchon, «cette politique imposée par l'objectif de rentabilité dans un système de la concurrence libre et non faussée doit cesser» car elle est «contraire à l'intérêt général».

16h30: La circulation sur les voies ne sera pas rétablie avant le début de semaine prochaine.
Les opérations de déblaiement des voies étant compliquées, Guillaume Pépy a également indiqué «qu'aucune circulation ne sera rétablie sur les voies SNCF avant au moins le début de semaine prochaine». Après avoir soulevé la voiture la plus abîmée, les techniciens doivent également «relever» quatre autres rames. «Ces opérations débuteront ce soir ou cette nuit et pourraient durer toute la journée de demain, au moins», a encore expliqué le patron de la SNCF.
16h28: La grue de 700 tonnes va entrer en action à partir de 18h.
Aux côtés du Préfet de l'Essonne, Guillaume Pépy, le président de la SNCF en a profité pour faire un point technique sur les opérations de levage de la carcasse du train. «La levée de la voiture la plus abîmée va débuter vers 18h pour vérifier qu'il n'y a pas d'autres victimes coincées dessous. Cela prend plus de temps que prévu.»
16h26: Le «pronostic vital est toujours engagé» pour deux blessés.
Par ailleurs, le Préfet de l'Essonne a indiqué que le «pronostic vital était toujours engagé pour deux blessés». Cet après-midi, 22 personnes sont toujours hospitalisées dans les établissements parisiens. «Il y a eu beaucoup de sorties dans la journée», a également indiqué Michel Fuzeau.
16h20: Le Préfet de l'Essonne donne plus d'informations sur les victimes.
Invité à s'exprimer sur les lieux du drame, Michel Fuzeau a confirmé le bilan provisoire. «Il y a six personnes décédées qui ont été identifiées. La police judiciaire est en ce moment avec les familles pour confirmer les identifications.» Ces six victimes seraient un couple d'octogénaires originaire de Brétigny ; deux jeunes originaires d'Etampes et deux personnes originaires de Limoges (une jeune femme et un sexagénaire).
15h30: «Il n'y a pas eu d'agressions, nous avons travaillé de façon tout à fait normale»
Alors que le syndicat de police Alliance a déclaré vendredi avoir assisté à des scènes de pillage sur les lieux du drame et de caillassages, la Croix-Rouge et le Samu affirment ce samedi ne pas avoir assisté à de telles scènes.
14h: «Personne ne peut exclure un acte de malveillance»
Le président de la région Ile-de-France, Jean-Paul Huchon a affirmé sur France Info, en parlant de l'éclisse qui se serait détachée et aurait ainsi entrainé le déraillement du train que «cette pièce était tenue par quatre boulons. Il parait bizarre que les boulons aient tous sauté en même temps. Il y a des hypothèses de toute nature. Personne ne peut exclure un acte de malveillance.»
13h50: La grue est arrivée et va entrer en action
Selon FranceTV info, l'immense grue de 700 tonnes chargée de soulever les wagons qui sont encore sur les voies. Les secours redoutent de trouver de nouvelles victimes prisonnières sous les rames.
13h15: Les six morts de Brétigny sont quatre hommes et deux femmes
Selon une source proche de l'enquête, les personnes décédées à la suite de l'accident de Brétigny sont quatre hommes et deux femmes qui seraient âgées de
19 à 82 ans.
12h30: Pronostic «réservé» pour deux blessés
Le responsable du Samu de Paris, le professeur Pierre Carli, a annoncé que le pronostic restait «réservé pour deux blessés» de la catastrophe ferroviaire. «Le bilan fait état de deux blessés dont le pronostic est réservé; les autres blessés, y compris les blessés graves, vont beaucoup mieux aujourd'hui», a-t-il précisé devant la presse, ajoutant que «neuf urgences absolues» et «51 urgences relatives» avaient été recensées.
11h50: Trafic fortement perturbé et tous les billets remboursés
Lors de la conérence de presse tenu ce matin Guillaume Pépy, président de la SNCF, a annoncé que le trafic va être fortement perturbé. Aucun train ne circule ni au départ ni à l'arrivée de la gare de Paris-Austerlitz jusqu'à nouvel ordre. La SNCF recommande aux voyageurs de reporter leur déplacement. En ce qui concerne le trafic sur le RER C, il est également interrompu dans les deux sens entre Savigny-sur-Orge et Saint-Martin d'Etampes, et entre Savigny-sur-Orge et Dourdan-la-Forêt, informait le site internet de la RATP. Guillaume Pépy assure d'ailleurs que «tous les billets seront remboursés».
11h30: Toutes les pièces similaires mises en cause dans l'accident vont être examinées sur le réseau français
Alors que la SNCF et RFF ont avancé la thèse d'une défaillance d'une éclisse au niveau de l'aiguillage au cours de cette conférence de presse, l'un des représentant de la SNCF a affirmé que les 5.000 pièces similaires qui se trouvent sur le réseau vont être éxaminées dès demain.
11h26: «Une pièce défaillante de l'aiguillage aurait provoqué le déraillement»
Toujours lors de cette conférence de presse, le président de la SNCF a expliqué qu'
«une pièce défaillante de l'aiguillage aurait provoqué le déraillement». Cette éclisse serait sortie de son logement normal et aurait fini sur les rails provoquant le déraillement du train.
11h15:«Bien entendu, la SNCF se considère comme responsable»
Le président de la SNCF, Guillaume Pépy, explique lors d'une conférence de presse qui se tient actuellement que la SNCF «se considère comme responsable» de cet accident.
10h42: Une minute de silence à midi dans toutes les gares et les trains
Le minitère des Transports vient d'indiquer qu'une minute de silence sera observée à midi ce samedi dans toutes les gares et trains en France.
10h28: Les premières autopsies vont débuter
Les autopsies des corps des victimes extraites du traincommenceront ce samedi, a annoncé une source judiciaire à l'AFP.
10h22: «Il est hasardeux de faire un lien entre les travaux et l'accident»
«Il est prématuré de faire un lien entre les travaux effectués récemment, le matériel ou les infrastrucures et cet accident», explique le maire de Brétigny-sur-Orge Bernard Decaux.
10h15: «On ne peut pas dire que le bilan est définitif»
Le préfét de l'Essonne, Michel Fuzeau attend l'arrivée d'une grue spéciale cet après-midi pour faire un bilan définitif de l'accident. Elle doit permettre de soulever un wagon qui n'a pu être dégagé depuis l'accident. «Ca reste un bilan provisoire, mais nous espérons que nous en restons là, explique-t-il sur i-Télé. Les six corps dégagés cette nuit n'ont pas pu être identifés.»
9h46: «On a connu les bateaux poubelles, c'est le temps des trains poubelles»
L'association des voyageurs-usagers du chemin de fer (Avuc) a dénoncé samedi matin «la vétusté» du matériel ferroviaire français au lendemain de la catastrophe de Brétigny-sur-Orge.
«On a connu les bateaux poubelles, c'est le temps des trains poubelles», a accusé le porte-parole de l'association Willy Colin qui a décrit des «convois de bric et de broc. On ajoute des voitures de Corail aux voitures des Intercités.» L'association se demande d'ailleurs si «la SNCF est encore en capacité de faire circuler autant de trains dans ces périodes de vacances, de très forte fréquentation?»
9h44: Le trafic fortement perturbé sur les rails
Aucun train ne circule ni au départ ni à l'arrivée de la gare de Paris-Austerlitz, a annoncé samedi matin la SNCF, qui n'était pas en mesure dans l'immédiat de préciser quand le trafic reprendrait. Elle recommande aux voyageurs de reporter leur déplacement. Le trafic sur le RER C est également interrompu dans les deux sens entre Savigny-sur-Orge et Saint-Martin d'Etampes, et entre Savigny-sur-Orge et Dourdan-la-Forêt, informe le site Internet de la RATP.
9h30: «Ce n'est pas un problème humain»
La catastrophe n'est pas due «à un problème humain, a déclaré samedi le ministre des Transports Frédéric Cuvillier sur RTL. Heureusement le conducteur de la locomotive a eu des réflexes absolument extraordinaires en déclenchant l'alerte immédiatement, ce qui a évité la collision avec un train qui venait dans le sens inverse et qui aurait à quelques secondes (près) percuté les voitures qui déraillaient. Donc ce n'est pas un problème humain.» Il a précisé qu'en revanche les enquêteurs devaient vérifier «soit le matériel roulant, soit les infrastructures et précisément la zone de l'aiguillage».
9h25: Pas de nouvelles victimes identifiées
Les secours, à pied d'oeuvre toute la nuit dans la gare de Brétigny-sur-Orge (Essonne) où un train a déraillé vendredi soir, «n'ont pas identifié de nouvelles victimes» pour l'heure, a annoncé samedi sur i-Télé le ministre des Transports Frédéric Cuvillier. Il a toutefois incité à la prudence quant à une évolution du bilan. Les trois voitures qui se sont couchées doivent être relevées dans la journée et «nous ne sommes pas à l'abri de mauvaises découvertes».

Le train de l'horreur. Six personnes décédées, huit blessés grave, 22 blessés légers et plus de 200 personnes prises en charge... Le déraillement d'un train Paris-Limoges vendredi dans la gare de Brétigny-sur-Orge (Essonne) est la catastrophe ferroviaire la plus grave depuis celle de la gare de Lyon qui avait fait 56 morts en 1988 à Paris.

Et si au lendemain du drame, le ministre des Transports Frédéric Cuvillier a indiqué samedi matin que les secours, à pied d'oeuvre toute la nuit, «n'ont pas identifié de nouvelles victimes» pour l'heure, de nombreuses questions restent sans réponse après le drame. Trois enquêtes ont déjà été lancées pour faire la lumière sur cet accident et la SNCF tiendra un conférence de presse en fin de matinée.