Vacances d’été: Le spleen de ceux qui travaillent

TRAVAIL Alors que les grandes vacances tant attendues débutent, certains vont devoir travailler tout l’été. Comment font-ils pour échapper au spleen des bureaux désertés, et des clients vacanciers?…

Aude Massiot
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Chassez les habitudes, se ménager des temps de pause, écouter ses besoins permettront de conserver plus long temps le bénéfice des vacances.
Chassez les habitudes, se ménager des temps de pause, écouter ses besoins permettront de conserver plus long temps le bénéfice des vacances. — JAUBERT/SIPA

Cet été, seuls 62% des Français prendront des congés, révèle un sondage Ipsos paru en mai dernier. Un plus bas depuis 2005, où ce taux s’élevait à 63%. Alors comment échapper à la déprime pendant que les autres partent en vacances, et que l’on doit rester travailler tout l’été? Que ce soit en juillet, ou plus particulièrement en août, beaucoup de salariés ou de saisonniers doivent affronter le départ de leurs collègues en vacances ou le passage des clients vacanciers. Chacun tente de s’en sortir à sa manière.

«L’ambiance au travail est plus informelle»

Caroline, qui travaille au service communication d’une collectivité territoriale, a décidé depuis plusieurs années de ne pas partir en vacances de tout l’été, pour pouvoir partir hors saison. «C’est vrai que quand on arrive à la mi-août, ça devient long. On voit les gens qui partent en vacances et ceux qui reviennent», raconte-t-elle. «Mais ce n’est pas si désagréable. L’ambiance au travail est plus informelle. On organise des pique-niques avec les collègues. J’essaie aussi de prendre le bus pour changer le rythme de mes journées.»

De plus en plus d’activités exceptionnelles sont organisées au sein des entreprises pour égayer les journées des travailleurs estivaux. «Dans l’entreprise, c’est devenu une sorte de rituel d’organiser un pique-nique géant avec tout le monde. Chacun amène ce qu’il veut, on fait ça souvent fin juillet, dans un endroit commun. Ça permet de relâcher la pression», explique Laurie, qui travaille aux ressources humaines d’une grande entreprise. Ce genre d’initiatives émane la plupart du temps des employés qui veulent rompre la monotonie de leurs journées de travail, alors que les bureaux sont désertés par les vacanciers. «Certains ont proposé d’organiser un tournoi de baby-foot par exemple. Ce sont des événements auxquels beaucoup de gens participent. Ça crée de la vie dans l’entreprise. Et c’est très apprécié surtout par ceux qui n’ont pas pu prendre de congé du tout», ajoute-t-elle.

«C'est un choix que j'ai fait, et je dois l'assumer»

«J'avoue que c'est dur. Mais je me dis aussi que c'est un choix que j'ai fait, et que je dois l'assumer, argumente un internaute qui, pour des raisons personnelles, ne partira pas en vacances cette année. Pour garder le moral, je pense à mes deux semaines de congés du mois d'août et à leurs avantages: pas de réveil le matin (c'est déjà énorme), s'il fait beau, des après-midi au parc avec un bon bouquin, et avec un peu de chance une ou deux journées sur la côte.» Ainsi la tendance générale n’est pas au spleen. Travailler l’été peut se faire dans des conditions privilégiées: moins de stress de la part des supérieurs, une ambiance plus amicale entre collègues, des voyages en transport plus agréables. Les journées plus longues et ensoleillées permettent aussi de profiter des soirées estivales.