Affaire Méric: Le Conseil des ministres dissout les groupes d'extrême droite «Troisième voie» et «JNR»

DISSOLUTION Des sympathisants de ces structures ont été impliqués dans la mort de Clément Méric...

avec AFP

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Rassemblement et manifestation contre le fascisme et l'homophobie suite à l'agression et la mort de Clément Méric, le 23 juin 2013 à Paris.
Rassemblement et manifestation contre le fascisme et l'homophobie suite à l'agression et la mort de Clément Méric, le 23 juin 2013 à Paris. — A. GELEBART / 20 MINUTES

Le Conseil des ministres a dissout ce mercredi les groupes d'extrême droite «Troisième voie» et «Jeunesses nationalistes révolutionnaires» ainsi que l'association «Envie de rêver», a annoncé la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem.

Cette dissolution a été prononcée sur proposition du ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, a-t-elle indiqué. Ces trois structures, dont des sympathisants ont été impliqués dans la mort du jeune militant d'extrême gauche Clément Méric, «présentaient les caractéristiques de milices privées» incitant à «la discrimination et à la haine», a fait valoir la porte-parole.

Des groupes auto-dissouts le 25 juin dernier

Cinq personnes, dont une femme, gravitant dans la mouvance skinhead d'extrême droite, ont été mises en examen après la rixe tragique du 5 juin à Paris. Le principal mis en cause, Esteban Morillo, 20 ans, est un sympathisant de Troisième voie et des JNR, leur service d'ordre.

Ces deux mouvements, considérés comme des «groupements de fait» par le gouvernement, sont dirigés par Serge Ayoub, 48 ans, alias «Batskin», l'ancien chef des skinheads parisiens d'extrême droite. L'association «Envie de rêver» gère «Le Local», un établissement privé du XVe arrondissement à Paris qui sert de lieu de ralliement à Troisième voie.

Le 25 juin, alors que Troisième voie et les JNR étaient déjà dans la ligne de mire du gouvernement, Serge Ayoub avait annoncé l'auto-dissolution des deux structures.